La prière

 
Pourquoi faut-il remettre la prière au cœur de la vie de l’Église ?
 
  
 Parce qu’une Église qui prie, c’est la plus grande puissance du monde ! 
 1. Beaucoup de personnes croient à la prière mais… ! 
 Tout le monde ou presque, croit à la prière : les catholiques, les protestants, les musulmans, les hindous, les bouddhistes… 
C’est un phénomène universel. La prière est aussi vieille que le monde. Depuis la fondation du monde les hommes, dans toutes les civilisations, dans toutes les cultures, sur tous les continents, dans tous les siècles ont pratiqué la prière. 
Même au fin fond de la jungle l’homme prie devant son arbre. Pourquoi ? par peur ? par superstition ? par émerveillement devant la création ? Peut-être… ?! 
Mais sans le savoir, il prie parce que Dieu a mis dans son cœur la pensée de l’éternité (Ec 3.11) ! 
 2. La prière, c’est à la mode mais mise à « toutes les sauces »
 Il est urgent d’avoir un enseignement – clair et précis – pour distinguer entre une prière syncrétiste (un mélange de tout « le melting pot ») et la prière biblique. 
En fait, la prière est à la mode. Beaucoup de personnes perçoivent la prière comme une forme de relaxation – antistress – expression de la pensée positive – ou pour faire le vide – le voyage intérieur – une ouverture d’esprit et de tolérance. 
Certains pensent à tort que la prière peut être un outil pour avoir accès au succès, au pouvoir. 
Dans ma bibliothèque j’ai un certain nombre de livres sur la prière achetés récemment à la Fnac qui portent des titres « évangéliques » mais dont le contenu n’a rien d’évangélique ou à faire avec la prière telle qu’elle est enseignée dans la Bible ! 
Donc, prudence. Il est urgent et nécessaire d’accompagner la prière d’un bon enseignement biblique pour ne pas tomber dans la superstition ou carrément plonger et nager dans « la marmite syncrétiste ». 
Écoutez ce que dit le théologien et psychiatre Pablo Martinez dans son excellent livre Psychologie de la prière : « quand une personne envisage la prière uniquement ou principalement comme le moyen d’obtenir quelque chose de Dieu, il n’a pas compris l’essence même de la prière ». La prière n’est pas d’abord pour obtenir ce que nous voulons, mais pour devenir ce que Dieu veut que nous soyons. 
 3. Beaucoup de protestants évangéliques croient à la prière, mais peu croient à l’impact et à l’enjeu de la prière communautaire. 
 J’ai récemment posé une question à George Verwer (fondateur d’Opération Mobilisation), lors d’un entretien chez nous : « George, pourquoi à ton avis y a-t-il tant de personnes présentes au culte le dimanche matin et si peu à la réunion de prière hebdomadaire ? » 
Sa réponse a été sans appel : « Beaucoup de chrétiens sont charnels. Ils disent avec leurs lèvres qu’ils croient à la prière, mais en réalité, ils ne sont jamais présents à la réunion de prière, sur le champ de la bataille spirituelle. 
Le diable les a aveuglés. Ils vivent comme si le mal, le diable, la tentation n’existait pas. Ils ne résistent pas, ne combattent pas. Ils se laissent emporter, ballotés sans résistance comme un poisson mort dans une rivière en pleine crue ! » 
Faites-vous partie de ceux-là ? 
Pourquoi Jésus prie-t-il ? Parce que le diable, le mal et la tentation sont des réalités. 
Le diable ne décroche jamais ! « Il rode autour de nous comme un lion » (1 Pierre 5.8). 
Jésus prie pour une protection lors de la tentation (Matthieu 6.13), une protection du malin (Jean 17.15) et une protection pour ses disciples. La demande de protection doit avoir une place prioritaire dans nos prières car c’est un des thèmes principaux dans la Bible. 
Cinquante psaumes sont consacrés à ce thème. Prions pour la protection de notre âme (Psaumes 25.20), de nos pieds (Proverbes 1.15), de nos yeux (Psaumes 119.3), de notre enseignement, de nos paroles (Psaumes 39.2), des attaques : venant de l’intérieur ou de l’extérieur 
4. Une prière enracinée en Dieu 
L’essentiel, et le sens de la prière c’est que nous nous accrochions à Dieu et non à la réponse. 
La prière biblique n’est jamais égocentrique, mais théocentrique : Dieu au centre. 
Une étude de la structure et contenu des six cent cinquante prières dans la Bible nous dévoile l’origine et l’aboutissement de la prière. 
Le fondement de la prière : la personne de Dieu et le but de la prière : la gloire de Dieu (Jean 14.13). 
La prière commence et termine avec Dieu. Quand Dieu lui-même devient plus important que notre requête, c’est alors que nous commençons à comprendre la raison d être de la prière. Accrochons-nous à Dieu et non à nos requêtes ! 
Trouvons notre joie en Dieu ; voilà le vrai sens de la prière. 
Citons ici Saint Augustin : « la prière c’est un élan affectueux vers Dieu, tu nous a fait pour toi, et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il se repose en toi ». 
Dans le livre des Actes, nous voyons l’Église primitive croître, grandir, faire des « bonds en avant » et cela dans une ambiance de persécution féroce. Malgré l’interdiction formelle de parler et d’enseigner au nom de Jésus (Actes 4.18), les prières des premiers chrétiens sont centrées, focalisées non sur leurs besoins personnels, non sur leurs désirs, non pour les conversions, ou leur protection (et pourtant ils étaient menacés) mais notez le socle, le fondement de leur prière est une prière enracinée en Dieu (Actes 4.24-31). 
Le Dieu qui est Seigneur (v. 24), le Dieu créateur (v. 24), le Dieu qui se révèle (v. 25), le Dieu de l’Histoire (v. 27), le Dieu souverain (v. 28), le Dieu vivant, qui voit (v. 29). 
Écoutez cette belle citation de Spurgeon, « Plongez-vous en Dieu comme dans une mer profonde ; perdez-vous dans son immensité ; vous en ressortirez reposé, rafraîchi, et plein d’une nouvelle vigueur». 
5. La prière enracinée dans l’Écriture sainte  
 Attention de ne pas tomber dans le mysticisme ! Le danger est de mettre nos idées et pensées au dessus de ce que Dieu dit et de ce que Dieu veut. 
Trop souvent nos prières sont orientées vers nos projets, nos objectifs, au lieu d’être inspirées, guidées, nourries, soutenues par la Parole de Dieu. 
« Depuis trop longtemps, il y a eu divorce entre la prière et la Parole. Ce n’est pas la prière et la Parole, mais la Parole avec la prière et l’ordre est important » (citation de Graham Scroggie, théologien écossais). 
Pourquoi ceci est-il tellement important ? L’Esprit qui a inspiré la Parole et l’esprit qui inspire la prière est le seul et même Esprit. Il n’y a jamais de contradiction entre les deux, bien au contraire. Il y a harmonie, unité et accord, d’où l’importance de baser nos prières sur la Bible, de ne pas dévier d’un millimètre et de rester au centre de la pensée et de la volonté de Dieu. 
La Parole de Dieu doit non seulement réformer nos vies mais doit aussi inspirer, influencer, façonner notre vie de prière.  
6. La priorité dans la prière : les frères et les sœurs  
Dans le Nouveau Testament, la priorité dans la prière ce n’est pas « une liste de courses ». 
Non. La priorité c’est pour les chrétiens, la qualité de leur vie intérieure : Amour – pureté – sagesse – sainteté – intelligence spirituelle –- connaissance de Dieu –- force – joie – pouvoir de porter du fruit – assurance – protection du diable – faire ce que Dieu a prévu, etc. Pourquoi est-il si important et prioritaire de prier pour nos frères et sœurs ? 
Quand nous prions les uns pour les autres, nous tissons «une toile » d’affection, d’amour entre nous, des liens qui nous soudent, qui nous unissent et nous rendent solidaires dans la difficulté, dans l’adversité et face à l’ennemi. 
L’unité est une force irrésistible – puissante !  
Quand nous prions les uns pour les autres nous combattons, nous extirpons la médisance, la jalousie, la suspicion. 
En même temps, Dieu sème dans notre cœur un amour qui nous permet de voir notre frère, notre sœur à travers les yeux de Dieu. 
Jean Calvin le réformateur français le dit si bien quand il dit : «celui qui prie beaucoup aime beaucoup, celui qui prie peu aime peu ». 
Il n’y a pas photo ! C’est pourquoi Jésus dit : « je prie pour ceux que tu m’as donné… afin qu’ils soient un comme nous. » 
C’est qui « nous » ? C’est l’unité parfaite entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit (Jean 17.9-11). 
Il n’y a pas de compétition, de tiraillement mais collaboration – complémentarité – communion.  
J’ai compris cela. Car il est difficile, voire impossible de prier pour une personne et la critiquer en même temps. Voilà le miracle de la prière ! Dieu me donne une autre perspective de la personne, et me permet de la voir à travers les « lunettes » de Dieu. 
Avec la puissance de l’Esprit saint qui habite notre cœur cela nous permet non seulement d’accepter l’autre, mais aussi de l’aimer. 
Dans mon livre La prière j’y crois, j’ai compté quarante-six sujets de prière pour les chrétiens et les ai classés en trois catégories : protection et délivrance – qualité de vie – proclamation de l’Évangile. 
Notez bien que les chrétiens de l’Église avaient en tête de liste un sujet très important : pouvoir annoncer la Parole avec assurance (Actes 4.29). Conséquence : quand ils annonçaient la Parole, « l’auditoire ne pouvait résister à la sagesse et à l’Esprit par lequel ils parlaient » (Actes 6.10). 
N’oubliez jamais que les chrétiens sont le « véhicule » choisi par Dieu pour l’évangélisation du monde. Il est capital que le véhicule soit « performant».  
7. La prière n’est pas l’œuvre de l’homme, mais l’œuvre de Dieu à travers l’homme 
Prier c’est changer. La prière est le principal canal que Dieu utilise pour nous transformer. 
Prier c’est être disponible devant Dieu pour l’écouter et se laisser « tailler » par lui ; disponible comme un bloc de marbre devant le sculpteur, pour être taillé, façonné par le maitre. 
Disponible, comme la toile devant le peintre. 
Écoutez cette belle citation de Blaise Pascal : « Dieu a institué la prière pour donner à nous ses créatures la dignité d’être des acteurs dans son théâtre" 
Mes activités sont trop souvent les conséquences de mes initiatives. Elles sont remplies de mes idées, de mon énergie. Quand tout est en place ou quand cela ne marche pas, je prie ! 
Prier c’est une expression de notre dépendance de Dieu. 
Prier, c’est reconnaitre nos incapacités. C’est créer un espace et attendre l’intervention de Dieu avant d’agir. 
Demandez sa sagesse, sa direction, avant de mettre les projets en route ! 
Écoutez cette belle citation de Darling, psychologue chrétien : « Dans et à travers la prière, nous recevons un souffle de vie qui renouvelle tout notre être». 
Le prophète Ésaïe dit la même chose « Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles ; ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point » (Ésaïe 40.29, 31). 
Toute la vie de l’Église est influencée par la prière : compassion pour les âmes, puissance dans la prédication, zèle dans l’évangélisation, qualité de la communion fraternelle, la générosité, l’hospitalité, l’amour pour la Parole de Dieu… 
La prière c’est le moteur – la locomotive. Tout le reste ce sont les wagons ! 
Attention, car sans la locomotive les wagons « restent en gare ». Les disciples de Jésus lui ont demandé : « enseigne-nous à prier ! » Croyez-vous que la prière est le plus grand besoin du monde ? Alors donnons-lui une place centrale dans nos rencontres. 
Encourageons la prière à tous les niveaux : parmi les enfants, parmi les jeunes, avec les nouveaux chrétiens, dans nos réunions de conseil… Enseignons, prêchons sur l’importance de la prière. Soyons des modèles dans la prière dans notre vie personnelle, communautaire pour que ceux qui nous entourent disent : « Enseigne-nous à prier, car nous savons qu’une Église qui prie est la plus grande puissance du monde ! Arrêtons-nous maintenant un instant et prions : “Seigneur, attire-moi à toi, donne-moi envie de prier” ! Amen

IDÉES ET PISTES POUR ENRICHIR MA VIE DE PRIÈRE

Voici quelques ressources pour vous motiver à bloc ! • Comprendre l’action trinitaire dans la prière.  Apprécier et comprendre l’action de Dieu le Père, Fils et Saint Esprit. Quand je prie, il est important de savoir que Dieu est là, qu’il voit et récompense celui qui prie (Matthieu 6.6.) Puis l’Esprit-Saint participe et collabore avec moi : il me donne énergie, précision et direction (Romains 8.26). Jésus est au milieu de nous quand nous prions (Matthieu 18.20). Il nous donne un libre accès à Dieu : « il a frayé un chemin » (Hébreux 10.19) Donc plus de barrières, de culpabilité, etc. Et enfin le bonus : Quand je n’arrive pas à prier dans les moments difficiles, comme la maladie, le deuil, le découragement…, quand le diable me présente sa « carte de visite » pour me mettre à plat et que je n’arrive pas à prier, alors je m’appuie sur cette vérité que : « Jésus intercède en ma faveur » (Hébreux 7.25). Il prend le relais ! • Dieu répond ! « Je t’invoque car tu m’exauces ô Dieu ! » (Psaumes 17.6). David prie parce que Dieu répond à la prière ! Quand je compte les interventions de Dieu dans ma vie, dans la vie de mes amis, dans la Bible et dans l’Histoire de l’Église, c’est un puissant encouragement qui m’aide à entrer dans la prière. Dans la Bible, il y a au moins 653 prières ! Lors du baptême de Jésus, par exemple, nous assistons à trois miracles pendant la prière de Jésus (Matthieu 3.21- 22). Lesquels ? George Müller, homme de prière et de foi, a noté dans des cahiers quelques 10 000 réponses à la prière ! Dans ma vie à travers la prière des autres j’ai vu des vies transformées, des Églises naître et grandir. A travers la prière d’hommes de foi comme Georges Verwer ou Dale Rhoton (les fondateurs d’Opération Mobilisation) j’ai vu comment Dieu pouvait pourvoir, non seulement au financement des trois bateaux (Logos II, Doulos, et plus récemment le Logos Espoir), mais surtout susciter aujourd’hui le personnel compétent pour faire fonctionner ces bateaux pour l’évangélisation du monde ! Moi aussi, comme David le psalmiste, je peux dire : «  Je prie car tu m’exauces ô Dieu ». Et toi ?
 Prier me fait du bien et combat le stress ! 
Eh oui ! Pour moi prier est une joie. Je peux parler avec Dieu comme avec un ami ! « M’approcher de Dieu, c’est mon bien » (Psaumes 73.28). Dieu, mon Père est le grand médecin qui connaît parfaitement  mes besoins profonds. Cela me fait du bien de pouvoir tout lui dire : mes questions, mes échecs, mes projets, mes combats… « Faites connaître vos besoins à Dieu par des prières » (Philippiens 4.6). Quel bonheur de pouvoir, dans la prière, déposer mes fardeaux ! Jean Chrysostome (évêque de Constantinople 334-407 apr. J.-C.) a dit : « Nous recevons le plus grand bien de la prière avant de recevoir la réponse à notre prière. »
 • Prier m’aide à changer de regard sur les situations.
 La prière ne change pas toujours les circonstances, mais m’aide à voir et à comprendre les circonstances au travers « des lunettes de Dieu ». Cela me donne une autre perspective ! David exprime cette vérité : « la difficulté fut grande jusqu’à ce que je pénètre dans la maison de Dieu » (Psaumes 73.16). Attention ! prier, ce n’est pas pour obtenir ce que nous voulons, mais pour devenir ce que Dieu veut que nous soyons ! Prier c’est surtout se laisser changer, se laisser façonner par Dieu, comme la toile devant le peintre ou le marbre devant le sculpteur : Disponible ! Souvent Dieu ne change pas les circonstances mais change notre manière de les voir ! 
  • Prier c’est collaborer avec Dieu (1 Corinthiens 3.9) ! 
« Dieu a institué la prière, pour permettre à nous ses créatures d’avoir la dignité d’être acteurs dans son théâtre » (Blaise Pascal). Quel privilège de savoir que la prière n’est pas d’abord l’œuvre de l’homme mais une démonstration de la puissance de Dieu à travers l’homme ! Dieu aurait pu faire tout sans nous ! Mais non, à travers nos prières il désire une collaboration avec sa créature ! Mystère ! Souvent dans l’Ancien Testament, Dieu, avant d’agir, demande aux hommes de prier (Genèse 20.7-17 ; Job 42.7-9). N’est-il pas merveilleux d’être coéquipier avec Dieu ? 
 • Comprendre le but final de la prière !
  Dieu a tout fait pour un but (Proverbes 16.4) ! Jésus, dans sa prière de Jean 17, précise que le but de la prière c’est la gloire de Dieu. La prière prépare une occasion pour Dieu d’exprimer sa puissance ! 
Comment rendre agréable mon temps de prière ? 
 1. Acquérir des bonnes bases 
Prier, c’est comme la musique : cela s’apprend !
 Vous désirez devenir pianiste, concertiste et jouer du Beethoven, Bach, Mozart, Liszt ! D’accord, mais pour y arriver il faut d’abord acquérir les bonnes bases : faire des gammes, avec le bon doigté, connaître le solfège, respecter les mesures, connaître les auteurs, leur style, leur époque, s’exercer tous les jours, aimer la musique, persévérer… peu importe les difficultés ! Au début cela peut nous paraître inutile, barbant ! Mais non ! cet apprentissage est non seulement nécessaire, mais utile, indispensable pour progresser ! Avec la prière, c’est pareil, on apprend les bases solides, on s’accroche à Dieu, à ses promesses. On persévère, puis la prière devient un moment agréable dans la présence du Dieu vivant ! C’est ainsi que votre vie de prière va prendre de l’étoffe, de la profondeur et des ailes ! 
 2. Pour construire haut il faut creuser profond ! 
 Dieu doit être le fondement sur lequel on bâtit toute notre vie de prière ! Pour bien prier, il est nécessaire d’avoir une bonne théologie : c’est-à-dire une connaissance de Dieu qui est juste et profonde. Dieu doit être la source et le centre de nos prières. « Plongez-vous en Dieu comme dans une mer profonde ; vous en ressortirez renouvelé, rafraîchi et plein d’une nouvelle vigueur ! » Pour avoir une vraie joie dans la prière, je vous conseille avant tout de mieux connaître Dieu ! La vraie prière c’est quand Dieu lui-même devient plus important que nos requêtes ou les réponses. Méditez les attributs de Dieu : sa majesté, sa puissance, sa grandeur, sa sainteté, sa fidélité, sa justice, sa sagesse… et laissez-les nourrir votre prière. Attention les livres, CD, expériences, conseils des autres peuvent nous être utiles mais ne peuvent jamais remplacer le fondement sur lequel on bâtit notre vie de prière, savoir Dieu lui-même ! 
3. Poser des questions sur la prière et chercher des réponses dans la Bible 
Que pouvons-nous  apprendre concernant la structure, le contenu et l’efficacité des prières de l’Ancien Testament ? Par exemple, la structure, et contenu des prières de Néhémie. Que dit Jésus sur la prière (Matthieu 6) ? Quand a t-il prié ? Pour qui ? Comment a-t-il prié ? Que puis-je apprendre des prières de l’apôtre Paul ? Noter toutes les références à la prière dans le livre des Actes ! Utiliser les prières bibliques comme modèles.  
 4. Fixer chaque jour un temps et lieu où vous ne serez pas dérangé pour votre temps de prière ! 
 5. Prier sur des textes bibliques 
Les prières fondées sur la Parole sont riches et puissantes. Cette parole vivifiante de Dieu donne non seulement une orientation, une direction à nos prières, mais aussi un contenu et une substance. Commencez par exemple avec le Psaume 1 : Méditez sur ce verset, ou sur un mot dans ce verset, puis utilisez l’idée principale du verset pour alimenter et orienter votre prière ! 
6. Donner de la variété ! 
Explorer les différentes facettes de la prière : Adoration – intercession – requêtes – confession – remerciements –chant – écoute de Dieu à travers sa Parole… Tâcher de définir et de pratiquer les différents types de prière d’une manière équilibrée ! 
7. Trouver un(e) ami(e) chrétien(ne) qui aime prier et avec qui vous pourrez prier régulièrement 
 8. Assister à la réunion de prière de votre église 
9. Prier dans de bonnes conditions Priez quand vous êtes bien alerte ! Souvent, je prie lors d’une promenade dans la nature. Priez à haute voix, cela va vous aider à vous concentrer. Si la belle musique vous aide à vous rapprocher de Dieu, pourquoi ne pas mettre un fond musical de qualité ? Évitez les lieux et choses qui risquent de vous distraire ou de vous détourner de la prière. C’est pourquoi, je ne prie pas dans mon bureau où j’ai trop de distractions.
 10. Écrire vos prières dans un cahier
  Pendant des années et encore aujourd’hui, je mets par écrit mes prières. Cela m’aide à incarner mes pensées sur le papier, à conserver mes requêtes et noter les réponses à mes prières. 
11. Combattre les ennemis de la prière 
 Savoir discerner les ennemis de la prière, et les combattre : manque de concentration, fatigue, manque de discipline, découragement, manque d’ordre dans notre vie personnelle, le doute, le légalisme. Chercher à comprendre pourquoi parfois Dieu ne répond pas à nos prières ! Il existe au moins quatre raisons bibliques : les connaissez-vous ?
  12. Utiliser les prières des autres 
 Pour les moments où j’ai du mal à prier ou quand je ne trouve pas les mots je peux aussi prier les prières des autres. Renseignez-vous dans votre librairie chrétienne pour ce type de livre. 
 13. Je prie comme je respire : naturellement ! 
 Cultivez l’habitude de parler avec Dieu comme avec un ami. Que cela devienne aussi régulier que le battement de votre cœur ! Priez en tout temps, en tous lieux, pour toutes choses ! Si vous priez en conduisant, n’oubliez pas de garder les yeux ouverts ! C’est permis ! 
14. Investir dans de bons livres qui vont enrichir votre vie de prière :
Théologie de la prière, Psychologie de la prière, Pablo Martinez, éditions LLB. 
Connaître Dieu, James Packer, éditions Grâce et Vérité. 
Le désir et le plaisir de prier, La prière j’y crois, Yan Newberry, éditions Biblos.  DVD Intercession efficace, Association Séminaires. La prière renouvelée, Donald Carson, éditions Excelsis. 
Conclusion : Ne jamais oublier que « la plus grande chose que nous puissions faire pour Dieu et pour l’homme, c’est : prier » ! 

COMPRENDRE LE BUT DE LA PRIÈRE : LA GLOIRE DE DIEU

Avant d’entreprendre quoi que ce soit, nous avons tous besoin d’être motivé. Pour cela il nous faut un objectif, un but. 
Ce but va engendrer une force (sous forme de convictions) qui va se déployer, s’exprimer par l’action. La profondeur, l’intensité de notre motivation est directement liée au but que nous voulons atteindre. Nous étudions pour acquérir des connaissances intellectuelles et pratiques, ces connaissances nous permettront d’exercer un métier. Nous exerçons un métier pour gagner un salaire. Dieu a tout fait pour un but (Pr 16.4). Nous prenons des vacances parce que nous avons besoin de repos. De même, la profondeur de notre motivation est nourrie par la compréhension du but de la prière. À quoi sert la prière ? Que se passe-t-il quand je prie ? Et lorsque je ne prie pas ? Quel est le but principal de la prière ? 
Le but de la prière, c’est de glorifier Dieu. 
Jésus, dans Jean 17, commence et termine sa prière par la gloire de Dieu : « Afin que ton Fils te glorifie » (v. 1). « Afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée... » (v. 24). 
Qu’est-ce que la gloire de Dieu ?  
Dans l’Ancien Testament « gloire » est traduit par le mot hébreu « poids ». Les théologiens nous disent que la gloire de Dieu est la somme totale, l’addition de tous les attributs, manifestations, interventions, traits du caractère de Dieu. Cette gloire de Dieu signifie aussi lumière, honneur, splendeur. Elle est omniprésente de la Genèse jusque dans l’Apocalypse. 
La gloire de Dieu est présente dans la création : « Les cieux racontent la gloire de Dieu » (Ps 19.1). Sur le mont Sinaï : « L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne » (Ex 24.17). Lors de l’inauguration du tabernacle : « Et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle » (Ex 40.34). Lors de la  dédicace du temple de Salomon : « La gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel » (1 R 8.11). Nous sommes invités à chanter et à célébrer la gloire de Dieu, en nous souvenant de sa grandeur, de sa force, de ses œuvres, de ses interventions dans l’histoire (Ps 66.1-20). Attention ! Il ne s’agit pas seulement de constater cette gloire de Dieu, mais aussi de la publier haut et fort parmi les nations (Es 66.19). L’incarnation de Jésus, ses miracles (Jn 12.11), sa mort (Hé 2.7) avaient comme but principal de faire éclater la gloire de Dieu parmi les hommes... : « Et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père... » (Jn 1.14). 
La gloire de Dieu est comme le parfum qui émane d’un bouquet de fleurs. Chaque fleur représentant un attribut de Dieu ou une de ses interventions : puissance, sainteté, grâce, justice, amour, majesté, générosité, sagesse, omniprésence, miséricorde, colère, bonté... 
Maintenant, quel est le rapport entre la prière et la gloire de Dieu ? La prière me prépare à accueillir, à recevoir la réponse de Dieu, mais surtout et avant tout, elle me prépare à reconnaître l’intervention, l’irruption de Dieu dans ma vie de tous les jours. C’est là le rôle fondamental de la prière : préparer l’intervention de Dieu, la reconnaître, l’accueillir, et proclamer la gloire de Dieu parmi les nations. Lorsque nos prières ont pour but la gloire de Dieu, nos requêtes prennent une autre importance. 
Pourquoi insister tellement sur ce point ? Parce que la prière est un des principaux champs de bataille sur lequel se déroule le combat spirituel. L’honneur, la gloire absolue et définitive n’appartiennent qu’à Dieu et à Dieu seul. « Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire » (Mt 6.13).
Le diable est infatigable, il ne décroche jamais. Attention ! Il est intelligent et perspicace mais vaincu. Si parfois beau-coup d’entre nous ressentent comme une force mystérieuse qui nous empêche de prier, c’est précisément parce que la « tac-tique du diable » (expression utilisée par C.S. Lewis dans son livre Tactiques du diable) est de nier, de boycotter, de dé-tourner la gloire de Dieu.   
Nous sommes trop souvent tentés de « chanter » les mérites de telle organisa-tion, de tel prédicateur, ou tout simple-ment, de récupérer pour nous-mêmes, l’honneur et la gloire qui doivent revenir à Dieu seul. 
Lorsque nous prions, nous di-sons aux autres et au diable, que Dieu et Dieu seul, est digne de recevoir l’honneur, la puissance et la gloire. Nous détournons nos yeux des montagnes (les problèmes personnels, les soucis, les autres) et nous les fixons sur Dieu qui seul peut déplacer ces montagnes et qui est digne de recevoir toute la gloire. Alors, proclamons haut et fort, par la pratique de la prière, les pa-roles de David : « Non pas à nous, Éter-nel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire » (Ps 115.1). 

LA PLACE ET LE RÔLE DE LA BIBLE DANS NOS PRIÈRES

Pour prier correctement et en profondeur, il est capital de comprendre que la Bible est un recueil de prière qui respire et nous communique la vie, la volonté et la pensée de Dieu. Écoutez cette belle affirmation de David : « Je n’oublierai jamais tes ordonnances car c’est par elles que tu me rends la vie » (Ps 119.93). C’est cette Parole vivifiante de Dieu qui donne non seulement une orientation, une direction à nos prières, mais aussi une substance et un contenu. Cette Parole de Dieu doit non seulement réformer notre vie mais aussi façonner et réformer nos prières. Les prières inspirées par la Parole de Dieu sont riches, puissantes et efficaces. 
Le théologien écossais Graham Scroggie (1877-1958) dit dans son livre Comment prier : « Depuis trop longtemps il y a eu divorce entre la prière et la Parole. Que personne ne sépare ce que Dieu a uni. Ce n’est pas la prière puis la Parole, mais d’abord la Parole puis la prière. L’ordre est important. » Prier et ignorer la Parole de Dieu est une grave erreur : « Si quelqu’un détourne l’oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination » (Pr 28.9). 
SIX RAISONS BIBLIQUES POUR LESQUELLES CETTE HARMONIE ENTRE LA PRIERE ET LA PAROLE EST IMPORTANTE 
1. La Parole de Dieu est une semence de vie  « Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie » (Jn 6.63). Lorsque nous citons la Parole de Dieu dans la prière nous y mettons en même temps la vie de Dieu. Jésus précise dans Jean 15.17 que cette harmonie entre la prière et la Parole est une condition pour être exaucé : « Si vous demeurez en moi et si mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé. » Adolphe Monod a dit : « Peu importe nos sentiments dans la prière. Nous devons nous laisser instruire, guider, orienter par la Parole de Dieu, comme le pilote fait confiance à ses instruments pour trouver et maintenir la bonne trajectoire. » 
2. La Parole de Dieu jette une lumière sur nos sujets de prière «Ta Parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier » (Ps 119.50). Souvent nous ne savons pas ce qu’il convient de prier. Dans quelle direction, pour quel sujet ? Y a-t-il des bons et des mauvais sujets de prière ? Pouvons-nous prier pour n’importe quoi ? Quels sont les meilleurs sujets de prière ? Comment être influencé, guidé, dans la bonne direction ? L’Esprit de Dieu bien sûr nous conduit toujours vers la Parole de Dieu. C’est la lecture de la Parole de Dieu qui nous aide à discerner les bons sujets de prière et nous permet de prier avec ferveur en sachant qu’ils sont valables, éternels et au centre de la volonté de Dieu. 
3. La Parole de Dieu est par excellence la source de la foi 
D’où vient la foi ? « La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu » (Rm 10.17). Si nous voulons élargir nos horizons, appuyons-nous fermement sur ce que Dieu a dit. Archimède a dit : « Donne-moi un appui ferme et je soulèverai le monde. » Je vous propose un appui ferme pour votre vie de prière quotidienne : ce que Dieu dit dans sa Parole. Lorsque nous nous appuyons sur la Parole de Dieu nous pouvons être sûrs que l’Esprit nous soutient, nous encourage et nous dirige car il n’y a jamais contradiction entre l’Esprit de Dieu et la Parole de Dieu. Sachons que c’est la foi qui balaye l’incrédulité et le doute. Cette foi est une vitamine précieuse, qui rend « tonique » notre vie de prière. 
4. La Parole de Dieu nous garde au centre de la pensée et de la volonté de Dieu « J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche » (Job 23.12). Les prières inspirées par la Parole de Dieu nous gardent au sein et au centre de la volonté de Dieu. Jacques nous rappelle que notre prière est souvent sans effet et sans réponse parce que, dans la prière, nous sommes trop préoccupés de nos désirs, de notre volonté et non de ceux de Dieu (Jc 4.3). Cherchons dans nos prières à ne pas dévier d’un millimètre de ce que Dieu dit et de ce qu’il veut pour nous. 
5. La Parole de Dieu est une source de richesse et d’inspiration pour notre vie de prière « Que la Parole de Christ réside et vive au milieu de vous. Qu’elle vous enrichisse de la vraie sagesse » (Col 3.18). C’est cette Parole de Dieu qui va donner fraîcheur, variété et équilibre à notre vie de prière. Je ne sais pas si vous écoutez vos propres prières. J’ai souvent remarqué chez les autres, mais également dans ma vie de prière personnelle, que je prie depuis des années avec les mêmes phrases, toutes faites, les mêmes tics, le même ton, les mêmes grimaces (ce sont mes enfants qui me le disent). Depuis que je trouve mon inspiration dans les textes bibliques mes prières ont pris de l’étoffe et des « ailes ». Par exemple, depuis quelques mois je lis un ou deux versets d’un psaume (Ps 51). Je médite sur ce texte, je réfléchis, je demande à Dieu de me parler au travers de ce texte, puis je réponds par une prière simple, courte, qui a un rapport avec ce passage. Écoutez le témoignage éloquent de George Müller, qui a lu la Bible entière plus de cent cinquante et une fois, sur l’importance de cette harmonie entre la prière et la Parole de Dieu : « Depuis des années je me lève tôt le matin, je m’habille, je me lave, et je me donne à la lecture, à la méditation, à l’étude de la Bible. C’est à partir de cette lecture de la Parole de Dieu que mon cœur est consolé, encouragé, instruit et enflammé dans les prières d’adoration, de confession, de reconnaissance et d’intercession. » Attention ! La prière sans la Parole de Dieu peut vite nous plonger facilement dans le mysticisme. Un autre danger c’est de lire, d’étudier la Parole de Dieu mais de ne jamais prier. Un tel extrémisme peut nous conduire vers un intellectualisme et une sécheresse spirituelle. Évitez donc ces deux extrêmes : la prière sans la Bible et la Bible sans la prière. 
6. La prière avec la Bible nous purifie et nous aide à accueillir cette parole dans notre cœur 
La prière défriche, prépare, arrose « la terre » qui va accueillir la Parole de Dieu. Richard Foster dans son livre Éloge de la discipline explique ce qui se passe quand nous méditons la Parole de Dieu. Dans un sens la méditation c’est la prière jumelée à la lecture de la Parole de Dieu. Écoutez ce qu’il dit : « Ce qui se passe dans la méditation, c’est que nous créons l’espace émotionnel et spirituel qui permet à Christ de construire un sanctuaire à l’intérieur de notre cœur. » Le verset merveilleux : « Je me tiens à la porte et je frappe » (Ap 3.20) a été à l’origine rédigé pour les croyants, et non pour les incroyants. Nous qui avons remis notre vie à Christ, nous devons réaliser qu’il désire souper avec nous, communier avec nous. Il désire un festin de communion perpétuelle dans le sanctuaire intérieur de notre cœur. La méditation en ouvre la porte. Nous nous engageons dans des exercices de méditation à des moments spécifiques mais le but est d’installer cette réalité vivante dans notre vie toute entière. C’est un sanctuaire « portable » qui doit avoir sa place dans tout ce que nous sommes et dans tout ce que nous faisons. Une telle relation intime transforme la personnalité intérieure. Nous ne pouvons pas brûler la flamme éternelle du sanctuaire et rester les mêmes, car le feu divin consumera tout ce qui est impur. 

COMMENT MAINTENIR CETTE HARMONIE ENTRE LA PAROLE ET LA PRIERE ?
 
Faites une étude des prières bibliques, de leur structure et de leur contenu : les prières de Samuel, de David, de Salomon, de Daniel, d’Esdras et de Néhémie. Vous serez étonnés de voir la place et le rôle des promesses de Dieu au sein de leurs prières. Les sacrificateurs avaient ce triple rôle d’enseigner, de prier et de servir le peuple. Notez que la croissance de l’Église primitive a pu avoir lieu parce qu’elle persévérait dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. Notez également que dans l’Église primitive, l’enseignement et la prière étaient pour les anciens une priorité. « Nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole » (Ac 6.4)
DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE 
Comment prier pour un frère ou une sœur en Christ  à partir d’un texte biblique ? 
Prenons, par exemple, le texte de Colossiens 1.9-12 v. 9 « remplis de la connaissance de sa volonté »  
Seigneur je prie pour Jacques aujourd’hui, donne-lui une perception juste des choses. Donne-lui une vue globale de ton plan afin de connaître et suivre avec précision ta voie, ton plan, ta volonté. Aide-le à choisir ce qui est juste, bon et édifiant. Dans son planning de chaque jour, donne-lui d’établir les bonnes priorités. Que la lecture de ta Parole influence ses choix, guide ses pas, et le garde sur la voie que tu as tracé pour sa vie.  
v. 9 « en toute sagesse »  
 Donne à Jacques de cultiver le bon sens, d’observer et de réfléchir avant de parler. Donne-lui une soif pour cette sagesse d’en haut qui est pure, pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits. Aide-le dans sa vie de tous les jours à trancher entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre le bon et le mauvais. Apprends-lui que la crainte de l’Éternel c’est la source de la vraie sagesse.
 v. 9 « en Intelligence spirituelle »  
Que l’Esprit Saint puisse le remplir d’une intelligence exceptionnelle pour peser et discerner les choses, pour savoir quand il faut parler ou se taire, pour encourager et reprendre. Aide-le à retirer du bien des situations difficiles. 
v. 10 « pour marcher d’une manière digne »  
Rends-le aimable dans sa manière d’être. Aide-le à tisser de bonnes relations dans sa famille, avec ses voisins, avec les frères et sœurs dans la foi, avec son patron, ses collègues de travail. Que les autres voient Jésus au travers de lui aujourd’hui.
 v. 10 « pour être entièrement agréable au Seigneur »  
 Aide-le à marcher selon l’Esprit. Que l’Esprit Saint puisse influencer et façonner ses pensées, ses paroles et ses actes. Que sa conduite te fasse honneur.
  v. 10 « portant des fruits » 
 Aide-le à cultiver les différentes qualités du fruit de l’Esprit : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la générosité, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. Mets sur son chemin les personnes qui te cherchent. Donne-lui la simplicité, les paroles justes et l’audace pour témoigner. 
 v. 10 « en toutes sortes de bonnes œuvres »  
 Donne-lui la compassion pour les autres. Donne-lui un cœur généreux, la patience pour écouter, la disponibilité et l’humilité pour servir. 
 v. 10 « croissant par la connaissance de Dieu » 
 Aide-le à prendre un temps de qualité pour approfondir sa connaissance de toi, mon Dieu. Qu’au travers de la lecture, la méditation et l’étude de ta Parole, la prière, il puisse acquérir une connaissance juste de ta personne, de tes attributs, de tes interventions. Que mieux te connaître soit pour lui une priorité et une source de progrès et de stabilité spirituelle. 
 v. 11 « fortifié à tous égards » 
 Accorde-lui des forces physiques et une bonne santé. Protège-le lors de ses déplacements. Fortifie-le intérieurement : son cœur, ses émotions, son âme, ses pensées, son intelligence. Que la flèche du doute ne le touche pas ! Garde-le du stress, des pressions psychologiques, de l’oppression, de l’opposition. Donne-lui cette force que seul ton Esprit Saint peut donner pour résister à la tentation. 
 v. 11 « avec joie »  
Remplis son cœur d’une joie qui vient de toi. Que ta Parole soit la joie de son cœur. Que cette joie s’exprime par la générosité, le rayonnement, un esprit optimiste et une paix profonde. Aide-le à maintenir cette joie même dans les situations difficiles. Donne-lui aujourd’hui des occasions pour exprimer et communiquer cette joie autour de lui. 
v. 11 « persévérant » 
Accorde-lui la capacité de persévérer malgré les obstacles, l’opposition et le doute. Même quand il ne voit pas des fruits visibles dans son travail, donne-lui la ténacité pour continuer à semer ta Parole, sachant que celle-ci ne retournera pas à toi sans effet ! 
v. 11 « patient » 
 Aide-le à supporter les gens qui sont insupportables. Donne-lui le calme intérieur. Quand il traverse l’épreuve, aide-le à s’appuyer sur tes promesses, et que ta vérité soit une source puissante de consolation et d’encouragement. 
 v. 12 « rendez grâce à Dieu »  
Aide-le à cultiver un esprit de reconnaissance, à examiner toutes choses et à retenir ce qui est bon. Aide-le à compter tes bienfaits : tes interventions, tes bénédictions, tes promesses. Que cet esprit de gratitude soit un moyen puissant pour témoigner avec efficacité. Nous demandons tout cela, au nom de Jésus, notre Seigneur et Sauveur. Amen
Maintenant vous pouvez choisir un texte biblique, lisez-le à haute voix, méditez sur son contenu, puis priez sur le texte comme l’exemple que je viens de vous donner ! Tâchez de trouver votre inspiration dans une phrase ou dans un mot du texte biblique puis bâtissez votre prière sur le texte biblique. Cela donnera une fraîcheur, un élan et une étoffe à votre prière. Car l’Esprit Saint qui inspire nos prières est le même Esprit qui a inspiré la Bible ! Donc forcément il nous conduit toujours vers la Parole de Dieu ! 
Voici quelques exemples de textes qui se prêtent bien à cet exercice : 
La consolation et la direction : Psaume 23 
L’instruction : Psaume 119 33-40  
La confession : Psaume 51 
La protection : Psaume 91 

La prière : problèmes et solutions !  

En France et ailleurs, aujourd’hui il y a un grand nombre de personnes qui prient et qui désirent non seulement approfondir leur vie de prière, mais aussi intercéder avec ferveur et précision pour notre pays, la France. Ces chrétiens-là (dont vous faites partie, j’espère) m’encouragent à persévérer et tout faire pour ranimer la flamme de la prière dans les cœurs. Certaines personnes évoquent des problèmes réels, pratiques de leur vie de prière : manque de temps, de motivations, problème de concentration (trop de choses qui me trottent dans la tête), d’horaires, bruits, fatigues, stress, découragement, peu de personnes à la réunion de prière. La réunion de prière est souvent mal préparée, monotone. Pour d’autres, la prière est un devoir légaliste et non une joie. Il y a un manque d’enseignement sur l’efficacité de la prière, les différentes formes de prière : intercession, adoration, écoute, remerciement, confession, requêtes, le jeûne avec la prière.
Nous avons besoin d’un enseignement biblique, pratique pour apporter des éléments de réponses aux questions suivantes : Comment prier ? Par où commencer ? Comment progresser et persévérer ? Que faire lorsqu’on n’arrive pas ou plus à prier ? Dieu ne répond pas à mes prières, comme je veux, quand je veux. Alors que faire ? 
Fonder votre prière sur Dieu. Autrement dit, commencez votre temps de prière avec l’adoration. L’adoration, c’est la locomotive de la prière parce que Dieu en est à la fois le sujet et le centre (Ps 22.26). 
Adorer Dieu, c’est mettre les attributs de Dieu sous un microscope, les contempler, les étudier, les apprécier : sa majesté, sa sainteté, sa puissance, sa miséricorde, sa patience, sa grandeur, etc. Le fondement, le socle, le cœur de la prière biblique chrétienne, c’est Dieu. 
Écoutez cette belle citation de C.H. Spurgeon : « Voudriez-vous oublier vos chagrins, abandonner vos soucis ? Alors plongez-vous en Dieu comme dans une mer profonde : perdez-vous dans son immensité ; vous en ressortirez reposés, rafraîchis et pleins d’une nouvelle vigueur. Je ne connais rien qui puisse autant réconforter l’âme, rien qui puisse si bien calmer les assauts du chagrin et la douleur, rien qui puisse avec autant d’efficacité parler de paix aux vents déchaînés de l’épreuve qu’une méditation fervente centrée sur la personne de Dieu.
La prière d’adoration détourne nos yeux et nos pensées des montagnes (nos problèmes), pour les centrer sur celui qui est capable de déplacer les montagnes. L’adoration, c’est l’air que respirent toutes les autres formes de prière, la mer dans laquelle la prière nage.
 • Chaque jour, trouvez un temps fixe et un lieu calme pour votre temps de prière.
 • Nourrissez votre temps de prière avec la lecture d’un texte biblique. Depuis trop longtemps il y a eu divorce entre la prière et la Bible. Que personne ne sépare ce que Dieu a uni. Prier et ignorer la Parole de Dieu est une abomination (Pr 28.9). Cette harmonie entre la prière et la Bible nous évite de dévier d’un millimètre de la volonté de Dieu. 
• Achetez un carnet. Vous pourrez y noter des sujets et les réponses à vos prières. Collez-y les photos de votre famille, de vos amis, ce sera une aide visuelle qui vous rafraîchira la mémoire. • Calculez le temps que vous passez par semaine à regarder la télévision ou à surfer sur Internet. Coupez ce temps en deux et consacrez-en une partie à la prière ! 
• Assistez régulièrement à la réunion de prières hebdomadaire de votre Église. 
• Meublez votre esprit avec de bonnes lectures, des livres sur la prière, par exemple.
 Avez-vous lu les trois petits livres de Pablo et José Martinez ? Ils sont clairs, bibliques toniques : Théologie de la prière, Psychologie de la prière, Pratique de la prière (éd. de la Ligue pour la Lecture de la Bible). Je vous conseille aussi le livre de J. Packer, Connaître Dieu (éd. Grâce & Vérité), un livre qui va renouveler et approfondir votre connaissance de Dieu. Cette liste n’est pas exhaustive, de nombreux autres livres peuvent être lus et approfondis.
• Relevez dans les prières bibliques comment Dieu répond à la prière (il y a plus de 650 prières dans la Bible).
• Tachez de comprendre pourquoi Dieu ne répond pas toujours à nos prières : soit il y a un décalage entre le calendrier de Dieu et le nôtre ; soit il y a conflit entre ce que nous voulons et demandons et ce que Dieu veut pour nous (Es 55.8 : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel »). Avons-nous les bons sujets de prières avec les bonnes motivations ? (Jc 4.3). Attention ! La prière n’est pas la façon d’obtenir ce que nous voulons mais la façon de devenir ce que Dieu veut que nous soyons !
• Sachez que le combat spirituel a lieu dans les lieux célestes (Ep 6), mais aussi dans notre tête, au niveau de nos pensées. Que faire quand les mauvaises pensées s’agitent et s’élèvent comme une tempête dans notre esprit ? La médisance, la haine, la jalousie, l’avarice, le doute, l’immoralité ne trouvent-ils pas, selon Jacques 1.1415, leurs racines dans nos pensées ? Comment arrêter ce processus ? C’est la prière et la confession qui combattent et stoppent tout cela. Les autres formes de prière, comme la reconnaissance, l’intercession, sont les fertilisants qui renouvellent, lavent, purifient et labourent le terrain de notre esprit et empêchent les mauvaises herbes de prendre racine et envahir tout notre « jardin intérieur ». Par la prière, donnons une nouvelle orientation à notre manière de penser.
• Priez régulièrement avec une autre personne. 
• Persévérez. Jésus nous invite à « priez et à ne point nous relâcher » (Lc 18.1). Paul nous dit : « Persévérez dans la prière » (Rm 12.12). Molina, la mère de Saint-Augustin, a prié chaque jour avec persévérance pour son fils rebelle. Celui-ci partit en Italie se plonger dans toutes sortes de vices. Pendant 32 ans, sa mère persévéra dans la prière pour son salut. Augustin se tourna finalement vers Dieu. Plus tard, il devint un des plus grands théologiens de l’Occident et donna toute une « charpente » à la théologie protestante. George Muller, ce géant de la foi, qui a noté dans ses carnets plus de 50 000 réponses à la prière a dit ceci : « Il ne suffit pas de commencer à prier, ou de prier correctement. Il faut prier avec patience, ferveur, persévérance, jusqu’à ce que Dieu réponde à nos prières. »  Je termine avec trois conseils : persévérez, persévérez, persévérez. 
Petits conseils pour prier en famille !
Dieu a créé la famille avant de créer l’Église ! Si nous arrivons à cultiver et à aimer la prière dans notre famille nous allons ranimer la flamme de la prière dans l’Église ! Prions en tant que couple ! Fixons un objectif réaliste pour ce rendez-vous ensemble en têteà-tête devant Dieu – une fois par an, par mois, par semaine, par jour… à vous de décider ! Prions avec nos enfants dès leur plus jeune âge pour que toute leur vie ils puissent garder la joie de ce contact avec Dieu
Prier avec les enfants dès leur plus jeune âge (même bébé) 
On peut trouver des livres de prières avec des images adaptées à l’âge de l’enfant, ainsi il pourra participer au moment de prières en famille dès son plus jeune âge, il se sentira bien intégré pour ces moments. 
Le but est de donner envie à notre (nos) enfant(s) de prier. Cela doit être pour lui (eux) un moment agréable. C’est une découverte du monde spirituel dans le concret de la vie quotidienne. 
Si possible, prions avec nos enfants avant de partir à l’école ou/et le soir avant le coucher. Demandons-leur des sujets de prières qu’ils auraient sur le cœur (soucis du moment, besoins, joie, remerciements, etc.). 
Avant de partir en voyage, prions pour la protection sur la route. Il est important d’instaurer de bonnes habitudes telles que celles-ci : que notre vie quotidienne soit accompagnée d’un contact avec Dieu. 
Profitons de la prière avant le repas pour élargir à des sujets concrets pour les enfants : les voisins, le facteur, les professeurs d’école, etc., sans que cela soit trop long. L’enfant participe à son tour à cette prière d’avant repas. 
Il est possible d’instaurer aussi des moments de prières exceptionnels : pour les anniversaires, les examens (avant et après), les points tournants de leur vie quand ils grandissent (choix d’études, d’amis, etc.) 
Soyons disponibles pour répondre aux questions de notre enfant sur la prière : « Est-ce que Dieu répond toujours ? », « Comment Dieu peut-il écouter et répondre à toutes les prières du monde entier ? », « Si je demande du soleil pour demain et que ma sœur demande la pluie, à qui Dieu va-t-il répondre ? », etc. 
Nous pouvons également avoir un appui visuel pour noter les requêtes et les réponses (photos, carte du monde, etc.) 
Quand notre enfant est adolescent, par exemple, nous pouvons l’encourager à écrire ses prières intimes dans un carnet. 
À éviter :
 • Penser qu’il faut attendre que l’enfant soit assez grand pour comprendre la prière. 
• Faire de trop longues prières lassantes, dans un langage trop compliqué pour l’enfant. 
• Ne faire prier que les adultes dans la famille. 
• Si un jour l’enfant ne veut pas prier, l’obliger à le faire. 
Comment prier pour nos frères et nos sœurs ? 
Non à l’inquiétude (Ph 4.4) 
Bonnes dispositions intérieures (Ps 51.10) 
Force (Né 6.9) 
Protection contre des attaques du diable (1 P 5.8) 
Rafraîchissement spirituel (Es 40.29-31) 
Joie (Jn 17.13) 
Persévérance (Ep 6.18) 
Confiance en Dieu pour les finances (Ph 4.19) 
Unité (Jn 17.11) 
Patience pour supporter les autres (Col 3.13) 
Être agréable et porter du fruit (Col 1.10) 
Audace et courage dans le témoignage (Ep 6.19) 
Connaître et maintenir les bonnes priorités (Col 3.2) 
Être irréprochable (Ph 1.10) 
Fermeté (Ep 6.11-14) 
Sagesse et discernement (Jc 1.5) 
Connaissance et intelligence spirituelle (Col 1.9) 
Bonnes relations avec tous (Hé 12.14) 
Paix dans le cœur (Ph 4.7) 
Foi (1 Thess 3.10) 
Contentement (Hé 13.5) 
Amour, fermeté et espérance (Thess 1.2-3) 
Joie dans l’épreuve (Jc 1.2-4) 
Perfectionnement, affermissement, force, sainteté (1 P 5.10) 
Zèle (Rm 12.11) 
Victoire sûre de la tentation (1 Co 10.13 ; Ep 6.13)

JESUS : NOTRE MODELE POUR PRIER

Quand Jésus prie, c’est aussi Dieu qui prie. C’est un mystère qui nous dépasse. Si Jésus, qui était à la fois homme et Dieu, avait besoin de prier, nous avons, à plus forte raison, besoin de consacrer du temps à la prière. 
Pour Jésus, la prière reste une priorité, quelles que soient les circonstances ! Les prières de Jésus sont un modèle pour nous : non seulement Jésus nous donne un modèle de prière (par la structure et le contenu), mais aussi, par son exemple, il inspire et sème dans le cœur des disciples le désir et l’envie de prier. 
L’importance que Jésus accorde à la prière et le contenu de ses prières poussent les disciples à demander : « Seigneur, enseigne-nous à prier ! » (Jean 11.1).  
I. POURQUOI JÉSUS PRIE-T-IL ?
1. Parce qu’il compatit avec nous et nous comprend (Hébreux 4.15)  
Jésus, en tant qu’homme, a expérimenté la fatigue, le découragement, les moments de faiblesse, la soif, l’épuisement, la douleur, les angoisses, l’opposition, le mépris, la haine, les moments de tentation, la solitude. Quel encouragement de savoir que Jésus comprend, compatit avec nous quand nous passons par des moments difficiles ! Cela vous arrive, n’est-ce pas, d’avoir des moments de doute, de passer par des moments de sécheresse spirituelle, de ne plus avoir envie de prier ! Courage ! Jésus comprend et compatit.
2. Parce que la tentation et le diable sont des réalités  
Le diable ne décroche jamais ! Il est intelligent, rusé et nous attaque quand nous sommes vulnérables : fatigués, énervés, découragés. La prière de protection doit avoir une place prioritaire dans nos prières.  - - - - Protection lors de la tentation (Matthieu 6.13)  Protection du diable (Matthieu 6.13)  Protection de l’unité (Jean 17.11) Protection des attaques (Jean 17.15) Attention : « Le diable rode autour de nous comme un lion rugissant ». Il cherche non seulement à nous faire peur, mais aussi à nous dévorer ! C’est pourquoi, il nous faut être vigilants, sobres, et armés jusqu’aux dents et opposer une foi inébranlable (1 Pierre 5.8).  Dans nos prières, avant de rencontrer la tentation, demandons d’avance une protection de notre corps, de notre âme, de notre esprit, de nos pensées, de nos paroles. Prions aussi pour une protection des pasteurs et des anciens qui ont la responsabilité d’enseigner dans nos Églises. Prions pour une protection de nos familles, de nos couples, de nos enfants. 
3. Pour nous laisser un modèle
- Matthieu 6 « Voici comment il faut prier… » N’oublions jamais que quand Jésus prie, c’est aussi Dieu qui prie : Mystère ! Nous pouvons affirmer que les prières de Jésus sont parfaites : le contenu, les motivations et les sujets sont en accord parfait avec ce que Dieu veut, car Jésus est Dieu ! Jésus nous donne, dans ce texte de Matthieu, un enseignement profond, complet sur la forme et le fond de la prière : Pourquoi prier – où faut-il prier – comment prier – contenu et motivation – obstacles à la prière… 
Je vous encourage à relire Matthieu 6.1-13.
 II. COMMENT JÉSUS PRIE-T-IL ? 
1. Souvent et régulièrement – « selon sa coutume » (Luc 2.42).
Jésus s’est souvent retiré dans un lieu calme pour prier : à la montagne, dans le désert… (Luc 4.16 ;- Luc 5.16 ; Luc 22.39), même lorsque la foule le pressait pour écouter son enseignement ou être guérie. Malgré sa popularité, et le travail immense à accomplir, Jésus a su se retirer pour passer du temps en tête à tête avec Dieu son père. Souvent, nous pensons que, parce que nous sommes très occupés, le Seigneur va comprendre et pardonner notre manque de prière. Le résultat est que nous sommes souvent des chrétiens épuisés, « pressés comme des citrons », qui ont peu à donner aux autres !
2. Avec compassion  
Quand Jésus a vu la foule, il fut ému de compassion pour elle (Matthieu9.36).
 En grec, il existe au moins quatre dimensions à cette compassion : 
 Partager les sentiments, se laisser toucher par l’affliction et le chagrin de l’autre (Romains 9.15)  
Donner assistance et intervenir (Marc 5.19) 
 Souffrir avec l’autre (Hébreux 10.34)  
Comprendre la situation dans laquelle se trouve l’autre (Matthieu 9.36)
Le réformateur Jean Calvin dit que : « l’intercession c’est l’expression de notre compassion pour les autres. Celui qui aime beaucoup prie beaucoup, celui qui aime peu prie peu ». Demandons à Dieu de semer dans notre cœur une compassion pour les autres, d’élargir notre cœur pour qu’il batte pour les autres
3. Avec précision (Luc 22.32)
La précision c’est l’opposé de ce qui est vague et général ! 
Jésus a dit à Pierre : « J’ai prié pur toi afin que ta foi ne défaille point. » Notez cette précision : Jésus prie pour Pierre. C’est sûrement grâce aux prières de Jésus que Pierre est devenu une colonne vertébrale pour l’Église primitive. Jésus connaissait Pierre, son passé, ses faiblesses, son tempérament fougueux. Il connaissait à fond et parfaitement ses besoins les plus profonds, et son futur ministère. 
 4. Par la mise en pratique de la prière
Jésus a donné un enseignement sur la prière en Matthieu 6 : Importance du lieu (endroit calme et retiré : comme la chambre) 
– les obstacles à la prière 
– le fait que ce n’est pas la longueur de la prière qui compte, mais sa profondeur et sa motivation
 – le contenu : « le Notre Père ».
Il était important que Jésus enseigne sur la prière, mais son enseignement n’aurait pas eu le même impact s’il n’avait pas été accompagné de la pratique (Luc 11.1). Jésus était un homme de prière.
 III. LE « CLIMAT » DE LA VIE DE PRIÈRE DE JÉSUS 
 1. La joie et la spontanéité (Luc 10.21 ; Matthieu 11.25) 
 « Jésus fut transporté de joie sous l’action du Saint Esprit et s’écria : Je te loue, O Père du ciel et de la terre… ».  Dans sa prière publique, en présence des disciples, le Maitre invite les disciples à regarder au Dispensateur des bénédictions, plutôt qu’aux performances des bénéficières : ainsi leur joie sera fondée sur un terrain plus solide. Cette joie n’est pas ici tellement un bonheur installé, comme un fleuve tranquille, mais un moment privilégié, exceptionnel, suscitant un puissant mouvement intérieur, un élan, un débordement. La traduction « exultation » traduit bien cela puisque le premier sens est « bond » ou « saut » d’allégresse. C’est une joie qui s’extériorise par des paroles, des chants, et, éventuellement, par des gestes. Rappelonsnous que la joie est un fruit de l’Esprit Saint ! Cette joie dans la prière est aussi une force. Néhémie nous le rappelle : « la joie de l’Eternel sera votre force » (Néhémie 8.10). 
 2. Jésus prie quand il est triste…  
 Devant le tombeau de Lazare, Jésus est triste : « Il frémit en son esprit, et fut tout ému … Jésus pleura. »
M. Kuen traduit ce passage ainsi : « Il fut profondément bouleversé dans son intérieur et ne put dominer son émotion » (Jean 11.33). Par la suite, Jésus prie et fait un miracle : Lazare sort du tombeau ! Quand nous sommes tristes, bouleversés, la prière peut être une source de consolation, efficace pour diminuer l’affliction
3. Quand Jesus prie il souffre
Lorsque Jésus annonce sa mort à ses disciples, « son âme est troublée jusqu’à la mort » (Matthieu 26.38). 
Il prie son père « Délivre-moi de cette heure ». Nous voyons ici l’humanité de Jésus dans cette prière : il trouve dans cette prière le soulagement de pouvoir tout dire à Dieu son Père. Nous souffrons tous et cela pour des raisons différentes. L’Esprit Saint est notre consolateur : il nous rejoint dans la prière et traduit à Dieu nos sentiments les plus profonds, mêmes ceux que nous n’arrivons pas à exprimer avec des mots. C’est vrai, quand je souffre, je ressens une puissance libératrice dans la prière. Je peux tout dire à Dieu, le grand médecin et psychologue, celui qui nous a crée !  
4. Les obstacles à la prière selon Jésus (Matthieu 6.1-13)
Les autres !  
Si nous pensons trop à ce que pensent les autres de notre prière, cela peut être un obstacle. C’était le problème des pharisiens : ils pensaient tellement aux autres, qu’ils ont oublié que la source et le centre de la prière : c’est Dieu - Dieu qui est là, Dieu qui voit, Dieu qui récompense celui qui prie. Nos prières sont souvent tellement « encombrées » qu’on en oublie l’essentiel : La présence et la puissance de Dieu au milieu de nous dans la prière !  
 La longueur de notre prière !  
 Attention ! Ce qui importe dans la prière, ce n’est pas sa longueur mais sa profondeur (Matthieu 7.7) : «En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés ». 
Jean Calvin dit que « chaque fois que nous invoquons le Seigneur, il faut veiller à descendre au plus profond de notre cœur, pour de là s’adresser à lui avec simplicité avec sincérité. »
  5. Jésus prie avec la certitude d’être exaucé
« Je sais que tu m’exauces toujours » (Jean 11.42) Jésus avait une connaissance parfaite de la volonté de Dieu. Il pouvait donc faire cette affirmation. Nous trouvons souvent cette affirmation dans les psaumes (Psaumes 17.6 ; 20.10 ; 28.6 ; 61.6 ; 121.1). Nous aussi, nous pouvons nous appuyer sur les promesses de Dieu, car les sujets de prière dans la Bible sont immuables, divins, et au centre de la volonté de Dieu. Ainsi, nous pouvons prier avec certitude, ferveur et conviction. Archimède a dit : « donnez- moi un appui ferme et je soulèverai le monde ». Je vous propose ici un appui solide pour votre vie de prière : les promesses de Dieu. En elles sont la source de la vie.  
6. Jésus prie son père « qui est là » - le moteur (Matthieu 6.6).  Dieu le père est présent quand nous prions ! Voilà ce qui va donner de la profondeur et des « ailes » à notre vie de prière. 
Le secret et la source de la motivation se trouve dans cette réalité : « Dieu est là ». Quand Dieu est là, cela change tout, c’est la racine du réveil ! Dans l’histoire de la Bible et de l’Église à travers les siècles, tous les réveils ont commencé avec un homme ou une femme qui croyait « dur comme fer » que Dieu était pleinement présent pendant la prière. 
C’est cette présence de Dieu, et sa Parole qui élargit mon cœur, qui change mon attitude, me transforme et me donne une nouvelle perspective de moi-même, des circonstances et du monde. Oui, quand nous nous accrochons à un Dieu qui est là, le réveil a déjà commencé !  Prier n’est pas un devoir mais la joie immense de pouvoir parler avec Dieu le père en tête-à- tête ! Voilà une motivation profonde pour votre vie de prière ! N’avez-vous pas envie de prier maintenant? 
CONCLUSION ENCOURAGEANTE : 
LA PRIÈRE DE JÉSUS SE POURSUIT ENCORE AUJOURD’HUI 
« … Étant toujours vivant pour intercéder » (Hébreux 7.25). Quel encouragement de savoir que Jésus prie encore constamment pour nous ! Dans les bons et les mauvais moments, dans les petites et grandes décisions de nos vies… ! Bonne nouvelle : Jésus prend le relais. Il intercède pour moi, cela m’encourage et vous?