Des questions fréquentes

 

LE CHRETIEN DANS LA VIE PRATIQUE
Comment un chrétien peut-il savoir ce qu'il peut faire ou ne doit pas faire?

Est-ce bien pour un croyant de danser ou d'aller au cinéma, de jouer aux cartes, de fumer, de boire ou de prendre part à d'autres plaisirs et amusements mondains?

Beaucoup de nouveaux convertis sont troublés par des questions semblables à celles que nous venons de mentionner. Ils voient que certaines pratiques sont condamnées dans la Bible, mais qu'il y en a beaucoup d'autres dont il n'est pas parlé. Cette leçon a pour but de donner à l'étudiant une série de règles qui pourront l'aider à décider si oui ou non il peut s'engager dans telle ou telle activité.

1. Tout d'abord la chose à laquelle vous pensez est-elle nettement défendue par le Seigneur aux chrétiens d'aujourd'hui? Si oui, évitez-la comme la peste. Si vous ne savez pas, ne la faites pas avant d'avoir trouvé la solution (1 Th. 5:19-22).

2. Ensuite, est-elle à la gloire de Dieu? Dans 1 Co. 10:31 nous lisons cette déclaration claire : «Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.» Avant de vous engager dans l'activité en question, pouvez-vous honnêtement demander à Dieu Sa bénédiction sur elle, dans la pensée qu'Il sera honoré par la part que vous y prenez?

3. Est-elle «du monde» (Ja. 4:4)? Si oui, alors, elle n'est pas «de Christ» (Ga. 5:16). Jésus a dit au sujet de Ses disciples : «Ils ne sont pas du monde, tout comme moi je ne suis pas du monde» (Jn 17:16). Il n'était pas du tout «du monde», Il était dans le monde, mais pas du monde (1 Jn 2:15-17).

4. Quel effet aura votre conduite sur les autres? Sera-t-elle un bon témoignage pour les non-croyants? Penseront-ils qu'il n'y a réellement pas de différence entre un chrétien et un incroyant (2 Co. 5:17)? L'apôtre Paul avertit chaque homme de veiller à «ne pas être une pierre d'achoppement ou une occasion de chute devant son frère» (Ro. 14:13; 1 Co. 8:9).

5. Finalement, y a t-il le moindre doute dans votre esprit au sujet de ce qui vous préoccupe? Si oui, abstenez-vous en, car «celui qui doute est condamné». «Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché» (Ro. 14:23 b).

6. Le Seigneur l'aurait-Il fait? Il nous a laissé un exemple, afin que nous suivions ses pas (1 Pi. 2:21).

7. Aimeriez-vous que le Seigneur vous trouve là lors de Son retour? Quelqu'un a fait une sage remarque : «Ne faites rien, ne dites rien qui vous ferait rougir si le Seigneur revenait et n'allez nulle part où vous ne voudriez pas qu'Il vous trouve! (1 Jn 2:28; 2 Co. 5:10).

8. Vous sentez-vous libre d'agir de telle façon quand vous pensez que Dieu, le Saint-Esprit, habite en vous? «Ne savez vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes? (1 Co. 6:19; Ép. 4:30; 1 Th. 5:19).

9. Est-ce une manière convenable de se conduire pour un enfant de Dieu? Quand le fils d'un roi a une conduite indigne, il déshonore le nom de son Père. Il en est de même pour le chrétien qui se conduit d'une manière répréhensible (Ro. 2:21-24; Col. 1:9,10).

En relation avec ce sujet --"la conduite du croyant" -- il est bon de se rappeler que «nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce» (Ro. 6:14,15). Cela ne signifie pas que nous pouvons faire tout ce qui nous plaît, mais bien plutôt que nous désirons faire ce qui plaît à Dieu, car Il a tant fait pour nous (Ro. 12:1). La mort de Christ pour nous est la raison de notre désir, et maintenant notre ambition est de vivre d'une manière qui lui fasse plaisir (2 Co. 5:14-15; Ga. 2:20). Dieu ne dit pas : «Si vous vous gardez des plaisirs coupables, vous serez un chrétien.» Mais Il dit, en vérité, au croyant : «Tu es un chrétien! Eh bien, vis d'une manière digne de l'appel que tu as reçu» (Ép. 4:1-3).

Il est possible qu'un chrétien oublie la dignité de sa position, et fasse les œuvres du monde. Dans un cas pareil, Dieu le ramènera avec amour, tout comme un berger ramène sa brebis égarée en l'attirant fermement à Lui. Ainsi, si le croyant oublie la grâce de Dieu, il sera ramené par l'autorité de Dieu (Hé. 12:6,10b; Ap. 3:19).

Comment devenir un bon chrétien?

Pour devenir enfant de Dieu, l’homme doit reconnaître d’abord son état de péché. Après avoir écouté le message de la mort et de la résurrection du Christ. Ensuite il doit regretter ses péchés commis et les confesser à Jésus-Christ (Rom.10:11). Cette grande étape est appelée repentance. Le pas suivant est celui de la sanctification qu’il cherchera régulièrement durant toute sa vie chrétienne (Thes.4:3)

LA VICTOIRE SUR LA TENTATION.
Comment un chrétien peut-il résister à la tentation du péché?

Toutes les fois que quelqu'un est sauvé, une grande lutte commence. En effet, en lui, il y a encore la vieille nature, la nature pécheresse d'Adam, qui cherche à l'entraîner à chaque instant dans le péché. Mais il y a aussi la nouvelle nature, la vie de Dieu, qui hait le mal et qui désire faire le bien. Les deux natures sont sans cesse en lutte l'une contre l'autre (Ga. 5:16,17; Ro. 8:5-8).

La vieille nature est désespérément mauvaise. Elle ne peut pas être améliorée, et elle subsistera jusqu'au moment où le chrétien s'en ira au ciel. Dieu l'a condamnée par la mort de Christ sur la croix, et il désire que les chrétiens la traitent comme si elle était morte. Ne l'encouragez pas! Ne lui donnez pas la chance de survivre! (Ro. 13:14; Ja 1:14,15).

La nouvelle vie pousse le chrétien à bien agir. Elle doit être encouragée et satisfaite.

Le chrétien peut résister à la tentation en disant : non! À la chair ou à la vieille nature et en nourrissant la nouvelle vie qui est en lui. Les suggestions pratiques suivantes montrent comment y parvenir :

1.Lisez la Bible! Étudiez-la! Mémorisez-la! Méditez-la! Obéissez-Lui! (1 Sa. 15:22 b) Notez le Psaume119:9,11 et 105. Il nous apprend que la Parole de Dieu nous aide à nous préserver du péché. C'est pourquoi, assurez-vous de pouvoir mettre à part tous les jours un moment précis pour la lecture de la Parole de Dieu (Col. 3:16; Ps. 1:2; Jos. 1:8; Mt. 4:4).

2. Priez sans cesse! (1 Th. 5:17) Chaque fois que vous vous trouverez en face de la tentation, demandez l'aide de Dieu (Hé. 4:16).Il vous donnera la force de surmonter l'épreuve (1Co.10:13). Si vous essayez de résister avec vos propres forces, vous échouerez certainement.

3. Recherchez la compagnie de croyants (Pr. 1:10-16; Hé. 3:12,13; 10:24,25; Ps. 1:1,2). Il est souvent nécessaire de travailler et de vivre avec des incroyants, et dans ces circonstances nous devrions être des témoins pour eux, en paroles et en actions. Mais nous ne devrions pas nous joindre à eux dans leurs plaisirs et dans leurs distractions mondaines (Ép. 5:11).

4. Confessez tout de suite vos péchés. Dès que vous avez conscience d'avoir fait de la peine à votre Père par une pensée, par un mot ou une action mauvaise, demandez-lui pardon, n'attendez pas le soir ou la fin de semaine (Pr. 28:13; 1 Jn 1:9; Hé. 4:16).

5. Travaillez pour le Seigneur! (Pr. 18:9; 1 Co. 15:58)Quelqu'un a dit que les mains paresseuses sont les instruments du diable. Donnez votre corps au Seigneur afin qu'Il l'emploie selon Son désir! (Ro. 6:19; 12:1; Ép. 2:10) Il y a beaucoup de travail à faire. Rappelez-vous que vous êtes au service du Meilleur des maîtres.

6. Faites de l'exercice physique! L'exercice corporel est profitable (1 Ti. 4:8).Le corps du croyant est le Temple du Saint-Esprit, et un chrétien devrait employer des moyens raisonnables pour maintenir son corps fort et en bonne santé. Cependant, il doit veiller à ce que les choses spirituelles ne soient pas négligées (1 Co. 6:19,20).

7. Marchez selon l'Esprit et non selon la vieille nature! (Ga. 5:16) Veillez à ce que vous lisez, à ce que vous regardez, aux endroits où vous allez, aux choses que vous écoutez (Col. 3:5-9).

8. Nourrissez votre nouvelle nature! Occupez-vous de Christ! Quand vous pensez à Lui, vous ne pouvez penser au péché (Col. 3:10-14). Devenir semblable à l'objet de notre adoration, c'est la règle de notre vie. Être occupé de Christ est le véritable secret d'une vie sainte. 2 Co. 3:18 nous enseigne que nous devenons semblables au Seigneur Jésus en Le contemplant dans le miroir de Sa Parole. Nous sommes changés en Son image, faits à Sa ressemblance par le Saint-Esprit qui habite en nous.

''S'occuper d'autrui distrait.

S'occuper de soi-même afflige.

S'occuper de Christ réjouit.''

Un mot pour terminer! Vous remarquerez dans les jours qui vont suivre que la délivrance de la tentation n'est pas une expérience faite une fois pour toutes, mais une marche continuelle dans la dépendance de Dieu. Peu importe l'âge que nous avons et ce que nous pouvons entendre au sujet de la Bible; si nous perdons de vue le Seigneur, nous sommes en danger de céder à la tentation (1 Th. 4:3-8; Col. 3:1-4; 1 Jn 2:28).

LE PÉCHÉ
Qu'est-ce au juste que commettre un péché ?

C'est faire sa propre volonté, refuser toute contrainte venant de Dieu ou des hommes ; c'est manquer la cible, ne pas pouvoir atteindre le standard de perfection de Dieu, en pensées, en paroles ou en actes. C'est ne pas faire ce que l'on sait juste (Romain 3.23 ; Jacques 4.17; 1Jean 3.4).
Où a eu lieu le premier péché ?
Le premier péché a eu lieu dans le ciel, quand Lucifer, le chef des anges, a voulu prendre la place de Dieu. Chassé loin de la présence de Dieu, il est devenu Satan (Ésaïe 14.12-15 ).

Comment le péché est-il entré dans le monde ?
Le péché est entré dans le monde avec Adam, alors qu'il a désobéi à Dieu en mangeant du fruit défendu dans le jardin d'Éden ( Genèse 3.1-13 ).

Pourquoi Dieu a-t-il laissé le péché entrer dans le monde ?
Dieu a créé l'homme libre, un être moral, capable de choisir entre le bien et le mal. Le désir de Dieu était que ses créatures choisissent volontairement de l'aimer et de l'adorer, qu'elles préfèrent le bien au mal. Mais si une créature a le pouvoir de choisir le bien , elle a nécessairement aussi la possibilité de choisir le mal
( Genèse 2.15-17 ).

Que serait-il advenu d'Adam s'il n'avait pas péché ?
Il aurait joui d'une longue vie dans le jardin d'Éden (Genèse 2.17)

Qu'est-il arrivé à Adam après son péché ?
1- Il est mort spirituellement devant Dieu.
2- Il est devenu sujet à la souffrance physique, à la maladie et à la mort.
3- Il a perdu son innocence, il est devenu injuste, impie, coupable et perdu, un ennemi et un étranger
(Genèse 3.7; Éphésien 2.1-3 ).
4- S'il est mort dans son péché, il souffrira la perdition éternelle.

Comment le péché d'Adam affecte-t-il ses enfants ?
Sa nature pécheresse s'est transmise à toutes sa descendance. « Comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché... » (Romain 5.12, voir aussi v. 13 à 19).

Cela veut-il dire qu'à cause du péché d'Adam nous naissons tous pécheurs ?
Oui ! Adam ne pouvait engendrer que des enfants ayant sa propre nature, une nature pécheresse. On apprend à l'enfant à faire le bien. Par contre, il sait faire le mal sans qu'on le lui apprenne
(Psaume 51.5 ).

Est-ce juste que nous héritions tous de la nature pécheresse d'Adam ?
Adam a agi en représentant de la race humaine. Puisque nous avons tous été créés des personnes morales et libres, nous aurions probablement fini par faire comme lui.

N'y a-t-il pas un peu de bon en tout homme ?
Cela dépend si l'on prend le point de vue de Dieu ou celui de l'homme . Dieu ne trouve rien de bon en l'homme qui puisse l'aider à gagner une place au ciel. Pour Dieu, personne n'est assez juste ou jugé apte pour le ciel. L'homme est complètement corrompu (Ésaïe 1.6).

Que veut dire l'expression « complètement corrompu » ?
Cela signifie que le péché a affecté chaque partie de l'être humain. Même s'il n'a pas commis tous les péchés, il en est tout de même capable (Jérémie 17.9; Romain 3.10-18; Romain 7.18). De plus, cela veut dire qu'il est incapable de plaire à Dieu et de se sauver lui-même ( Romain 8.8 ).

Dieu va-t-il considérer comme fautive une personne qui n'a jamais commis de péchés graves comme le meurtre, l'abus d'alcool, la débauche, etc.. ?

Dieu ne voit pas seulement ce que l'homme fait, mais ce qu'il est en lui-même. Ce qu'un homme est à l'intérieur est pire que ce qu'il a fait. Des pensées impures, de la haine pour les autres, un regard envieux: Dieu considère cela comme des péchés graves.
(Matthieu 5.27,28; Marc 7.21-23; Romain 8.7-8 ).Ils séparent l'homme d'avec Dieu (Ésaïe 59.1-2).

Certains pécheurs ne le sont-ils pas plus que d'autres ?
Oui, bien sûr. Mais ne cherchons pas à nous comparer à d'autres. Les gens qui se comparent aux autres manquent de sagesse. Nous ne serons pas jugés par rapport aux autres, mais à la lumière de la sainteté et de la perfection de Dieu. ( Romain 2.1-3 ; 2 Corinthien 10.12 ).

Tous les pécheurs subiront-ils le même châtiment ?
Non ! Tous ceux qui meurent dans leurs péchés seront pendant toute l'éternité en enfer. Il y aura cependant différents degrés de punitions, selon les occasions qu'un homme aura eues d'entendre l'invitation au salut, et les péchés qu'il aura commis (Matthieu 11.20-24).

Que dire du païen qui n'a jamais entendu l'Évangile ?
Dieu s'est révélé au genre humain par sa création et par la conscience. Si un païen vit selon cette connaissance, Dieu l'éclaire davantage pour qu'il arrive au salut . Mais les païens ont rejeté la connaissance du vrai Dieu et se sont tournés vers les idoles de bois et de pierre. Romain 1.20 nous dit qu'il sont sans excuse. Sans Christ, les païens sont perdus. C'est pour cela que des missionnaires vont par tout le monde annoncer l'Évangile.
Comment me prouver que je suis un pécheur ?  

Aimez-vous Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toute votre force et de toute votre pensée ?
Aimez-vous votre prochain comme vous-même ?
Aimeriez-vous que vos amis connaissent vos pensées les plus impures ?
Votre vie est-elle aussi pure en secret qu'en pleine lumière ?
Votre vie est-elle aussi pure tout seul qu'en compagnie de quelqu'un d'autre ?
Votre vie est-elle aussi pure loin de la maison qu'à la maison ?
Avez-vous toujours fait tout le bien que vous auriez dû faire ?
Pouvez-vous honnêtement dire : « Je n'ai jamais pris le nom de Dieu en vain » ?
Aussi loin que vous puissiez vous souvenir, pouvez-vous affirmer n'avoir jamais dit de mensonges ?
Êtes-vous aussi parfait que le Seigneur Jésus-Christ lui-même ?

Quel est le péché qui conduit à la mort?

Le poison est toujours un poison et il tue. Il n’y a aucun péché qui ne conduit pas à la mort. Tout ce qui est péché a pour résultat la mort. Donc, tout péché non confessé amène à la mort physiquement et spirituellement.

PECHE CONTRE LE SAINT ESPRIT
Beaucoup de chrétiens ont été tourmentés à l’idée qu’après une certaine faute, ils aient commis « le péché irrémissible », qui ne pourrait jamais être pardonné. Que dit l’Écriture à ce sujet ?

Le blasphème impardonnable

L’expression provient d’une parole de Jésus : « C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Mat 12.31-32)

En voyant les miracles de Jésus qui l’accréditaient manifestement comme Envoyé de Dieu, les pharisiens ont attribué les guérisons et les exorcismes à Satan. Après leur avoir démontré l’illogisme d’une telle supposition (Mat 12.25,26,29) et le sens de ce signe (v. 28), Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi évidente : si, en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, c’est qu’ils ont sciemment choisi de refuser la vérité. Dans son respect du libre choix de l’homme, Dieu ne peut que leur dire : « Que votre volonté soit faite ! » Ce refus est ici moins un acte ponctuel qu’un état du cœur résultant d’une opposition volontaire et persistante à la reconnaissance de la vérité.

Un refus délibéré d’accepter la grâce

L’évangéliste allemand Ernst Modersohn disait : « Le péché contre le Saint-Esprit consiste donc dans le fait que, contrairement à ce qu’on sait pertinemment, on attribue à Satan une action de l’Esprit de Dieu afin de ne pas être obligé de changer sa vie… Un signe de ce péché est un endurcissement contre l’action du Saint-Esprit en poursuivant sans vergogne son chemin dans le péché.

Celui qui a commis ce péché n’a que mépris et moqueries pour tout ce qui est divin et sacré. Celui qui reste préoccupé de son salut peut être assuré qu’il n’a pas commis ce péché… Chaque péché dont on demande le pardon sera pardonné. Mais s’endurcir contre Dieu et contre son Esprit, c’est précisément refuser d’être pardonné ; c’est ne pas demander à Dieu de pardonner ce péché — qui, par conséquent, ne peut pas être pardonné1. »

Nombres 15.30 faisait déjà une distinction entre des péchés commis par inadvertance et d’autres commis « la main haute » (« délibérément ») pour lesquels il n’existait pas de sacrifice — donc pas de pardon.

Un refus de l’aide du Saint-Esprit

Luc 12.10 situe cette parole dans un autre contexte : entre un enseignement sur le rôle de l’Esprit saint comme conseiller et défenseur de ceux qui confessent le nom du Fils de Dieu (v. 8-9) et une promesse de l’aide qu’il apporte à ceux qui sont traduits devant les tribunaux afin qu’ils disent les bonnes paroles (v. 11-12).

Cela fait penser que Luc suggère l’idée que le blasphème contre le Saint-Esprit implique un refus de son aide puissante lorsqu’elle est disponible pour empêcher les disciples de le renier et, ce faisant, d’apostasier. Si tel est le cas, le blasphème contre l’Esprit est synonyme d’apostasie, d’une répudiation délibérée et décisive de Jésus comme Seigneur. Ce n’est pas le seul passage du N.T. qui avertit contre le mal irrémédiable de l’apostasie : un autre exemple bien connu est Hébreux 6.4-6 où il est dit qu’il est impossible d’amener de nouveau des apostats à la repentance, puisqu’ils ont répudié le seul chemin du salut. Mais Luc joint à cet avertissement contre le péché impardonnable l’affirmation de Jésus qu’il y a pardon « pour tous ceux qui parlent contre le Fils de l’homme, parce que son identité réelle était voilée2 ».

Un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu

Sidlow Baxter fait remarquer d’abord que ceux qui avaient commis ce péché — ou qui étaient susceptibles de le commettre — étaient des gens moraux, c’étaient même les plus religieux d’Israël. Cela nous avertit que ce péché n’est pas un péché « crapuleux » (débauche, crime, ivrognerie, violence). Ce péché était un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu.

La raison pour laquelle ce péché ne peut pas être pardonné, c’est qu’il procède d’une attitude déterminée de l’esprit qui s’est fermé volontairement à la lumière divine et s’est barricadé contre la vérité. Tout péché dont on se repent peut être pardonné, mais la particularité de ce péché, c’est qu’il refuse la repentance. Et, à force de refuser de se repentir, on en devient incapable. C’est par de nombreuses résistances à l’appel de Dieu que l’on s’endurcit contre ses appels et que l’on développe une attitude qui rend toute repentance impossible.

Un peu comme certains abus engendrent des maladies irréversibles. Si un fumeur invétéré, qui a entendu tous les avertissements au sujet des dangers de sa tabagie, développe un cancer des poumons, peut-il encore revenir en arrière ? Le médecin peut-il « pardonner » son cancer ? Le Saint-Esprit « convainc de péché, de justice et de jugement », mais il n’a aucun pouvoir sur ceux qui ne veulent pas se laisser convaincre. Il arrive un moment où Dieu dit : « Le peuple d’Ephraïm s’est lié aux idoles. Qu’il aille son chemin. » (Osée 4.17, Semeur)

C’est ce qui s’est passé pour le pharaon de l’Exode. Dix-huit fois, nous lisons que son cœur était endurci : neuf fois, c’est lui qui endurcit son cœur contre l’appel de Dieu, et neuf fois, Dieu endurcit son cœur. Malgré toutes les démonstrations de la puissance et de la souveraineté de Dieu, il refusa de céder à l’ordre de laisser partir le peuple d’Israël. C’est un refus qui s’apparentait au péché contre le Saint-Esprit.

Un autre exemple est celui de Saül, le premier roi d’Israël qui, malgré un excellent début, s’engagea de plus en plus sur la voie de la résistance à Dieu, s’arrogeant présomptueusement les prérogatives sacerdotales (1 Sam 13), désobéissant consciemment à Dieu (ch. 14) et mentant à Samuel (ch. 15). Puis il ouvrit son cœur à la jalousie et tenta par trois fois de tuer David qu’il savait consciemment être l’élu de Dieu pour lui succéder.

Lorsqu’il constata : « Dieu s’est retiré de moi » (1 Sam 28.15), au lieu de se repentir et de revenir à lui, il alla consulter la pythonisse d’En-Dor, tout en sachant que Dieu l’avait interdit. Même si nous ne pouvons pas dire qu’il ait commis le péché impardonnable, il a, en tout cas, illustré le chemin qui y mène.

Un autre exemple, dans le N.T., est celui d’Hérode auquel Jésus ne répond plus : il avait eu maintes occasions d’entendre la vérité par Jean-Baptiste, mais il a fermé son cœur à la voix de Dieu, préférant vivre dans le péché.

Lorsque Paul persécutait les chrétiens, il ne péchait pas contre le Saint-Esprit, car, comme il l’a dit plus tard, il agissait par ignorance (1 Tim 1.13). Mais si, sur la route de Damas, en voyant le Seigneur ressuscité et en entendant sa voix, il avait fermé ses yeux et ses oreilles, s’il avait persévéré dans son opposition au Christ, il se serait définitivement fermé à la vérité en commettant le péché contre le Saint-Esprit.

Au-delà du point de non-retour

Un passage qui a souvent été rapproché de ceux des Évangiles qui parlent du péché contre le Saint-Esprit est Hébreux 6.4-6.

Le péché dont il est question ici a un certain nombre d’analogies avec le « péché contre le Saint-Esprit » de Mat 12.32 et Luc 12.10. « Dans ces versets, dit F. F. Bruce, il n’est pas question de la “persévérance des saints” ; nous dirions plutôt qu’ils insistent sur le fait que ceux qui persévèrent sont les vrais saints. Mais, en fait, il énonce une vérité pratique qui s’est vérifiée toujours à nouveau dans l’histoire de l’Église visible. Ceux qui ont partagé les privilèges de l’alliance avec le peuple de Dieu et qui, ensuite, y ont renoncé délibérément sont les personnes les plus difficiles à convertir à la foi. […] Sur le plan spirituel, l’expérience nous suggère qu’il est possible d’être “immunisé” contre le christianisme. […] Certains voient clairement où se trouve la vérité, s’y conforment même pour un temps, mais ensuite, pour une raison ou une autre, y renoncent3. »

Ces personnes s’acheminent inéluctablement vers une séparation définitive d’avec Dieu, vers la perdition éternelle.

Nous avons tous connu de ces personnes qui étaient tout près du salut et qui s’en sont détournées par la suite. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Mais nous savons qu’elles ont été immunisées contre la foi et ne veulent généralement plus rien savoir des chrétiens. C’est en toute connaissance de cause qu’elles ont choisi de ne pas accepter l’offre que Dieu leur faisait en l’appuyant du témoignage du Saint-Esprit ; elles ont méprisé le Fils de Dieu, considéré comme sans valeur le sang de l’alliance par lequel cette alliance a été consacrée, outragé le Saint-Esprit qui nous transmet la grâce divine (Héb 10.29).

Le péché qui mène à la mort

Cependant, l’apôtre Jean parle « d’un péché qui mène à la mort », pour lequel il ne demande même pas aux chrétiens de prier (1 Jean 5.16). Albert Nicole et John Stott, dans leurs commentaires, assimilent ce péché au « péché contre le Saint-Esprit » dont parlait Jésus, c’est-à-dire « un aveuglement volontaire, une rébellion systématique contre les vérités reconnues». « Ils ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3.19) Il a « volontairement péché contre sa conscience5 », c’est pourquoi il mourra dans ses péchés (Jean 8.24), ayant refusé ce qui aurait pu lui en procurer le pardon.

Le péché qui mène à la mort est « un péché sur le chemin de la mort, car il est commis sur le chemin vers un état où l’idée de repentance n’entrera plus dans la tête » (O. Barclay). Ce texte est un avertissement réel contre un danger réel, un danger toujours présent aussi longtemps qu’un cœur mauvais et incrédule peut se détourner du Dieu vivant (Héb 3.12).

Jean n’interdit pas de prier pour ceux qui ont commis ce péché : seulement, il ne le demande pas. Mais pouvons-nous savoir si quelqu’un a commis ce péché-là ? Même dans notre église, quelqu’un peut n’être qu’un « chrétien de nom », quelqu’un qui n’a jamais accepté la grâce de Christ, le sang de Christ qui purifie de tout péché (1 Jean 1.7). Dieu seul sonde les cœurs.

Dans le doute, nous pouvons toujours prier pour quelqu’un qui semble s’être volontairement détourné de la foi : l’offre de Dieu est encore valable tant qu’on peut encore dire « aujourd’hui » (Héb 3.13). Toute désobéissance à la loi est un péché, certes, mais tous les péchés ne mènent pas à la mort (1 Jean 5.17), Dieu sait ce qui est dans le cœur du frère ou de la sœur et, s’il n’a pas commis le péché qui mène à la mort, Dieu lui donnera la vie, la vie qui triomphe de la mort.

LA NÉCESSITÉ DU SALUT
Comment Dieu regarde-t-il le péché ?

Parce que Dieu est Saint, Il ne peut approuver ou excuser le péché. Parce qu'Il est absolument juste, Il doit punir le péché partout où il se trouve. Il a lui-même décrété que « le salaire du péché, c'est la mort » (Romain 6.23).

Quelle est l'attitude de Dieu envers le pécheur ?
Dieu aime ses créatures. Il n'aime pas le péché, mais Il aime le pécheur (Romain 5.8)

Quel est le désir de Dieu pour tous les pécheurs ?
Dieu veut que tous soient sauvés. Il ne veut pas qu'un seul périsse (2 Pierre 3.9).

Quel problème soulève l'entrée du péché dans le monde ?
Ce problème est le suivant : Comment Dieu peut-il sauver le pécheur tout en restant juste ?
(Romain 3.26 ) .

En quoi est-ce un problème ?
Dieu dans son amour désire sauver le pécheur (Ézéchiel 33.11). Cependant, à cause de sa sainteté, Il ne permettra pas à des créatures pécheresse d'entrer dans son ciel (1 Corinthien 6. 9-10). En fait, sa justice veut que tous les pécheurs meurent à cause de leurs fautes (Hébreux 9.27). Le problème est donc : Comment l'amour de Dieu peut-il être satisfait sans porter atteinte à sa sainteté et à sa justice ?

Que se serait-il passé si Dieu n'était pas intervenu ?
Tous les pécheurs auraient péri en enfer (Psaume 9.17).

Dieu n'est-il pas trop bon pour envoyer des hommes en enfer ?
Dieu est bon, mais Il est aussi saint et juste. Aucun de ses attributs ne peut-être mis en valeurs aux dépends des autres. Son amour l'a poussé à agir .

Comment Dieu pouvait-il résoudre ce problème ?
Uniquement en trouvant un substitut pour mourir à la place du pécheur coupable.

Quels devaient-être les critères pour choisir ce substitut ?
Premièrement, ce devait être un homme. Autrement, la substitution n'aurait pas été juste.

Deuxièmement, ce devait être un homme sans péché. Sans cela, lui aussi aurait dû mourir pour ses propres péchés.

Troisièmement, il devait être Dieu, pour pouvoir enlever les innombrables péchés d'une multitude de gens.

Enfin, il devait accepter de mourir volontairement pour les pécheurs. Autrement, Satan se serait chargé d'accuser Dieu de faire mourir, contre son gré, une innocente victime pour des pécheurs rebelles.

Est-ce qu'un tel substitut pouvait se trouver ?
Oui, Dieu a trouvé un substitut remplissant tous ses critères en la personne de son Fils unique, le Seigneur Jésus-Christ (Ésaïe 53. 4-5).

L'OEUVRE DE JÉSUS-CHRIST
Jésus était-il vraiment un homme

Oui, il est né comme un bébé et a été couché dans une crèche à Bethlehem. Il a grandi à Nazareth et a terminé son ministère à Jérusalem.
Était-il sans péché ?
Oui , Il a été conçu du Saint-Esprit et, par conséquent, n'a pas hérité du péché d'Adam. Il n'a pas connu le péché. Il n'a pas commis de péché. Il n'y avait pas de péché en Lui (2 Corinthien 5.21 ; 1Pierre 2.22 ; 1 Jean 3.5)

Jésus est-il Dieu ?
Oui, Jésus est vraiment Dieu, tout comme Il est vraiment homme (Jean 1.1 ; 10.30 ; Col. 2.9 ; Héb. 1.8).

Jésus a-t-il accepté de servir de substitut en mourant pour les pécheurs ?
Oui, Il a dit Lui-même vouloir faire la volonté de son père, même si cela signifiait la mort (Ps. 40.7 ; Jn 10.17-18).

Aurions-nous pu être sauvés par la vie sans péché de Jésus ?
Non, nos péchés n'auraient jamais pu être enlevés par sa vie sans péché (Jean 12.24).

Pourquoi a-t-il dû mourir ?
Nos péchés méritaient la mort éternelle. Jésus a dû subir la punition en son corps sur la croix (1 Pierre 2.24).

Y avait-il une condition requise en relation avec la mort du substitut ?

Oui, son sang devait couler (1 Pierre 1.19).

Pourquoi ?
Dieu a décrété que sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon (Hébreux 9.22)

Quelle importance a donc le sang ?
Le sang c'est la vie. En versant son sang, Jésus-Christ a donné sa vie comme un substitut pour des pécheurs.
(Lévitique 17.11).

Que s'est- il réellement passé sur la croix ?
Pendant les trois heures de ténèbres, Dieu a mis tous nos péchés sur le Seigneur Jésus. Il a subi la mort que nous méritions (Luc 23.44).

Quel a été le cri de Jésus à la fin de ces trois heures ?
Il a dit: « TOUT EST ACCOMPLI » (Jean 19.30).

Que voulait-il dire par là ?
Il voulait dire que l'œuvre de rédemption avait été achevée, que tout ce qui était nécessaire au salut des pécheurs avait été accompli (Hébreux 10.14).

Qu'est-il arrivé à Jésus après sa mort ?
Son corps a été enseveli dans un sépulcre, mais le troisième jour, Dieu l'a ressuscité d'entre les morts
(Luc 24.1-7; Jean 19.42).

Pourquoi était-ce nécessaire ?
En ressuscitant Jésus d'entre les morts, Dieu montra qu'Il était pleinement satisfait de l'œuvre accomplie par son Fils (Romain 4.25).

Jésus ressuscité possédait-il vraiment un corps ?
Oui, en chair et en os (Luc 24. 39).

Pouvons-nous être sauvés sans la résurrection ?
Non, la résurrection est absolument nécessaire à notre salut ( 1 Corinthien 15. 14-19 ).

Qu'est-il arrivé après la résurrection ?
Quarante jours plus tard, le Sauveur retourna au ciel où Dieu le Père Lui rendit honneur et gloire (Actes 1.9 ). Ensuite, Il envoya sur terre le Saint-Esprit pour annoncer la bonne nouvelle : un moyen de salut est à la disposition du pécheur (Actes 2.1-4).

LA GRACE DIVINE
Quelles sont les bénédictions que Dieu répand sur tous les Hommes, croyants et incroyants,
sans que nous les méritions?
Comment Dieu peut-il accorder ses bénédictions à des pécheurs qui ne méritent que la mort ?

Quand Adam et Ève ont péché, ils sont devenus passibles d’un châtiment éternel et de la séparation d’avec Dieu. (Gen 2.17)

De même aujourd’hui, quand les humains pèchent, ils ne méritent que la colère de Dieu et la mort éternelle. (Rom 6.23) Car le salaire du péché, c’est la mort ! Ça signifie que lorsque quelqu’un pèche, la justice de Dieu ne demande qu’une seule chose : La séparation éternelle d’avec Dieu, coupé de tout ce que Dieu a de bon à donner, la mort et rien d’autre.  « … Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais les a livrés et précipités dans des abîmes de ténèbres… » (2 Pierre 2.4) Dieu aurait bien pu faire quelque chose de semblable avec nous !

Mais quand on regarde la conséquence de la chute d’Adam, on constate qu’il n’est pas mort tout de suite… (Bien que la mort ait commencé son œuvre.) Il y a bien eu une séparation « spirituelle » d’avec Dieu et la malédiction de la terre à cause du péché, mais l’exécution ultime de la sentence de mort a été retardée de plusieurs années. (Sans parler de la seconde mort qui est pour le jugement dernier.)

Encore aujourd’hui, les Hommes pèchent, mais ils ne meurent pas tout de suite. Ils ne sont pas jetés tout de suite en enfer, mais ils continuent à jouir de la vie et des bénédictions de Dieu pendant plusieurs années. Ce n’est pas qu’on ne voit pas les conséquences du péché, comme les drames qu’on voit aux nouvelles, la maladie et la mort… Mais Dieu nous conserve ses bénédictions pendant notre vie. 

Il n’accorde pas seulement ses bénédictions à ceux qui doivent hériter du salut, mais aussi aux milliards d’individus dont les péchés ne seront jamais  pardonnés.

Comment Dieu peut-il accorder ses bénédictions à des pécheurs qui ne méritent que la mort ?

C’est là qu’intervient : la Grâce Commune. 

Nous pouvons définir la Grâce Commune comme suit : C’est la Grâce de Dieu par laquelle il donne au monde, d’innombrables bénédictions qui ne font pas partie du salut . • 

On parle alors de la grâce accordée à tous les Hommes indépendamment de leur foi ou non en Dieu. On doit ici distinguer la Grâce Commune de la Grâce qui Sauve … La grâce Commune ne sauve pas le pécheur. Ce n’est pas qu’il y ait deux genres de « Grâce » en Dieu, mais seulement que la Grâce de Dieu se manifeste dans le monde de deux manières différentes. 

La Grâce Commune est différente de la Grâce qui Sauve… Dans son résultat : Une accorde la jouissance de la vie ici bas, l’autre accorde la vie éternelle. Et dans sa source : La Grâce Commune émane de l’essence même de Dieu, alors que la Grâce qui Sauve provient de l’œuvre rédemptrice de Christ. (Ce n’est pas l’œuvre de Christ à la croix qui permet au monde de jouir des grâces quotidiennes que Dieu déverse sur l’humanité. De même, la Grâce Commune ne peut accorder le pardon des péchés, sinon la Grâce qui est en Christ.)

LA CONVERSION
Qu’est-ce qu’une vraie repentance ? Qu’est-ce que la foi qui sauve ?
Peut-on être sauvé en acceptant Jésus comme sauveur, mais pas comme Seigneur ?

Dieu, par la proclamation de l’Évangile, fait un appel efficace et par l’œuvre du SaintEsprit, nous régénère en nous donnant une nouvelle vie spirituelle.

La conversion est notre réponse volontaire à l’appel de l’Évangile, par laquelle on se repent sincèrement de nos péchés et on place notre confiance en Christ pour nous sauver.

Le mot conversion signifie « se tourner ».  On parle donc de changer de direction spirituellement, de se détourner du péché pour se tourner vers Christ.

La conversion est donc composée de deux éléments:

-la repentance du péché

-la foi en Christ.

Se détourner du péché s’appelle : la repentance.

Se tourner vers Christ implique : la foi. 

Ce sont deux aspects absolument nécessaires pour qu’il y ait une réelle conversion.

LA REGENERATION
Que signifie être né de nouveau ?

 La régénération est une œuvre de Dieu par laquelle il nous donne une nouvelle vie spirituelle. C’est ce qu’on appelle être né de nouveau (en utilisant le langage utilisé par Jésus dans Jean 3.3-8).

La régénération est entièrement l’œuvre de Dieu. Dans le travail de la régénération, nous n’avons pas de rôle actif. • C’est entièrement le travail de Dieu. On le voit par exemple quand Jean nous parle de ceux qui ont reçu le pouvoir de devenir enfants de Dieu… 

« … Mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. » (Jn 1.12-13) Le fait que nous avons un rôle passif dans la régénération est aussi évident par l’utilisation du mot « naissance ».

De même que nous n’avons pas choisi de naître physiquement, nous n’avons pas choisi de naître spirituellement.  « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. » (Jac 1.18) « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour une espérance vivante… » (1 Pi 1.3).

La nouvelle naissance était aussi prédite par Ézéchiel comme étant l’œuvre de Dieu.  « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai que vous suiviez mes prescriptions, et que vous observiez et pratiquiez mes ordonnances. » (Ézé 36.26-27) 

LA PERSEVERANCE DES SAINTS
Un vrai chrétien peut-il perdre son salut ? Comment savoir si nous sommes vraiment nés
de nouveau ?

Pouvons-nous vraiment avoir l’assurance de notre salut ?   Comment se fait-il que plusieurs aient fait profession de foi et se sont par la suite détourné complètement du Seigneur ? 

Ces questions trouvent leurs réponses dans la doctrine de la persévérance des saints.

 La persévérance des saints signifie que tous ceux qui sont nés de nouveau vont être gardés par Dieu et persévéreront dans la foi jusqu'à la fin de leur vie, et que seulement ceux qui persévéreront jusqu'à la fin sont vraiment nés de nouveau.

 Cette définition à deux volets nous montre encore une fois la concurrence entre Dieu qui nous garde et nous qui persévérons.

 Cette définition met aussi en évidence le fait que la persévérance est le principal, voire le seul facteur qui prouve que nous sommes chrétiens. 

LA MORT
Comment devons-nous envisager notre propre mort et la mort des autres ? 

 1. Notre propre mort 

Le Nouveau Testament nous encourage à envisager notre mort, non avec crainte, mais avec joie à la pensée de rejoindre le Seigneur. • « Nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » (2 Cor 5.8) 

Même en prison, Paul peut dire : • « Car pour moi, Christ est ma vie et la mort m’est un gain. Mais est-ce utile pour mon œuvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur… » (Phil1.21-23

L’Apocalypse nous donne aussi cette assurance… • « J’entendis du ciel une voix qui disait : Écris : heureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dès à présent ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. » (Ap 14.13) 

Les croyants n’ont pas à craindre la mort. • « Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en haut, ni ceux d’en bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. » (Rom 8.3839) 

Jésus est mort pour nous délivrer de la crainte de la mort. • « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi (Jésus), d’une manière semblable y a participé, afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort , c'est-à-dire le diable, et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenue dans l’esclavage . » (Hé 2.14-15)

Ce verset nous rappelle que les gens, en général, ont peur de la mort. Notre assurance et notre paix face à la mort peuvent être un témoignage puissant face à ce monde qui craint et n’ose pas parler de la mort

2. La mort d’un autre chrétien

Alors qu’il est possible de se réjouir de notre propre mort, du fait que nous allons rejoindre le Seigneur, il est plus difficile de se réjouir de la mort d’un proche, même si cette personne est sauvée.

Toute personne « normale » éprouvera une réelle tristesse, souvent mêlée de la joie de la savoir avec le Seigneur. Il n’est pas mal pour un chrétien, malgré son espérance, d’éprouver et d’exprimer de la tristesse à la mort d’un proche parent ou ami chrétien.

Notre espérance ne nous rend pas insensibles à cette situation. La Bible nous donne des exemples de personnes qui ont pleuré et porté le deuil lors de la mort d’un frère ou d’une sœur dans le seigneur.

Le deuil n’est donc pas un manque de foi. À la mort d’Étienne… • « Des hommes pieux ensevelirent Étienne et firent sur lui de grandes lamentations. » (Ac 8.2)

On se souviendra aussi de Jésus qui pleura à la mort de Lazare. Quand Paul partit d’Éphèse… • « Tous, avec de grandes lamentations, se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient; ils étaient surtout affligés parce qu’il avait dit qu’ils n’allaient plus revoir son visage. Puis ils l’accompagnèrent jusqu’au navire. » (Ac 20.37-38)

Dans la même lettre où Paul exprime le désir d’aller rejoindre le Seigneur, il dit que si Épaphrodite était mort, il aurait eu tristesse sur tristesse. • « Il a été malade, en effet, tout près de la mort; mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’aie pas tristesse sur tristesse. » (Phil 2.27

On voit aussi l’attitude de David quand il a appris que Jonathan et Saül étaient morts… • « David saisit ses vêtements et les déchira, et tous les hommes qui étaient auprès de lui (firent) de même. Ils firent une cérémonie funèbre, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de son fils Jonathan, du peuple de l’Éternel et de la maison d’Israël qui étaient tombés par l’épée. » (2 Sam 1.11-12)

Cette tristesse que nous éprouvons lorsqu’un proche meurt en Christ, est par contre mêlée de la joie de le savoir avec le Seigneur. • « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance. » (1 Thess 4.13) o Paul ne dit pas aux Thessaloniciens qu’ils ne doivent pas être attristés, il leur dit qu’ils ne doivent pas s’attrister « comme les autres » qui n’ont pas d’espérance. Donc, il est tout à fait normal de pleurer et d’être affligé lors de la mort d’un proche… • Mais dans le Seigneur, nous avons l’espérance de la vie éternelle et nous savons que les croyants vont immédiatement dans la présence du Seigneur, ou ils se reposent de leurs œuvres. (Ap 14.13; Phil1.21-23) o « Jésus est mort pour nous afin que, vivants ou morts, nous vivions unis à lui. » (1 Thess 5.10) PDV

3. La mort d’un non-chrétien

À la mort d’un non-chrétien, la tristesse et l’affliction que nous ressentons ne sont pas mêlées de joie et d’assurance qu’ils sont dans la présence de Dieu. • Cette tristesse est normalement plus profonde, du fait qu’on réalise que le temps du jugement est arrivé pour cette personne

Paul lui-même était triste à l’idée que ces compatriotes n’étaient pas sauvés. • « Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit : j’ai une grande tristesse et un chagrin continuel dans le cœur. Car je souhaiterais être moi même anathème (et séparé) du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair… » (Rom 9.1-3)

Il faut par contre admettre que nous ne savons pas de manière « absolument certaine » si une personne est sauvée ou perdu, ou si cette personne s’est repenti et a mis sa foi en Christ avant de mourir.

À la vue de leur mort imminente, certaines personnes peuvent réaliser leurs fautes et vouloir se mettre en règle avec le Seigneur. • Si cette personne a reçu le témoignage de l’Évangile, l’Esprit-Saint continue à travailler dans son cœur et peut l’amener à la repentance et à la foi en Jésus.

Nous ne pouvons peut-être pas en avoir l’assurance, mais cette pensée peut parfois nous aider à nous en remettre à celui qui juge les cœurs. (Hé 4.12) Néanmoins, à la mort d’un non-chrétien, il serait mal de donner l’impression que cette personne est au ciel. • Ce serait donner une information trompeuse et une fausse assurance.

Et ce serait de diminuer l’urgence et la nécessité pour les vivants de venir à Christ. Par contre, il est bien de parler avec une reconnaissance sincère des qualités du défunt, que nous avons remarquées et appréciées de son vivant.

Un bon exemple est celui de David à la mort de Saül. Même si Saül était devenu un mauvais roi et avait pourchassé David et tenté de le tuer, à sa mort, David a parlé librement et publiquement à propos des bonnes choses que Saül avait faites.

APRES LA MORT
Qu’arrive-t-il quand les gens meurent ?

1. L’âme des croyants jouit immédiatement de la présence de Dieu  

La mort est une cessation temporaire de la vie « corporelle », et la séparation de l’âme (ou esprit) d’avec le corps physique.

À la mort du croyant, son corps physique demeure sur terre et on en dispose, mais son âme (ou esprit) va immédiatement rejoindre le Seigneur. 

L’auteur de l’épître aux Hébreux ajoute que dans les cieux se trouvent Dieu et, entre autres, les « esprits des justes parvenus à la perfection » Hébreux 12.23

Cette continuité de vie dans la présence de Dieu n’est pas l’état dans lequel nous passerons l’éternité, car nos corps ressusciteront et nous passeront l’éternité́ dans des corps glorifies alors, la rédemption sera complète. 

2. L’âme des incroyants subit immédiatement le châtiment éternel

Les Écritures ne nous permettent jamais de penser que les gens auront une deuxième chance de croire en Christ après leur mort, bien au contraire.

L’histoire de Lazare et du mauvais riche est un bon exemple donné par Jésus lui-même.

« Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein. Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre dans cette flamme. Abraham répondit : (mon) enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie et que de même Lazare a eu les maux, maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. En plus de tout cela entre nous et vous se trouve un grand abîme afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne puissent le faire, et qu’on ne parvienne pas non plus de là vers nous. Le riche dit : Je te demande donc, père, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères. Qu’il leur apporte son témoignage, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourment. Abraham répondit : ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts. » (Luc 16.23-31)

On voit plusieurs éléments concernant la mort et le jugement dans cette histoire.

Les condamnés souffrent dès l’instant où ils meurent, comme les sauvés sont consolés dès l’instant de leurs morts.

Il y a un abîme pour empêcher quiconque de « changer de côté ». Les condamnés sont donc dans l’impossibilité d’être sauvé ou même soulagé dans leurs souffrances.

C’est pendant notre vie sur terre que se décide notre destinée éternelle, il n’y a aucune possibilité une fois qu’on est mort.

Envoie Lazare vers mes frères « afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourment ». « Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent. »

L’épître aux Hébreux est aussi très claire sur ce point.

« ... Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement... » (Hé 9.27)

L’idée fausse, d’avoir une seconde chance de salut après la mort se base sur le principe que tout le monde « mérite » une chance d’accepter le Seigneur et que le châtiment éternel n’est réservé que pour ceux qui rejettent consciemment le Christ. Cette chance doit être offerte après la mort...Cette idée n’est certes pas supportée par les écritures.

Le fait est que personne ne « mérite » le pardon de Dieu.

Ce que nous méritons, ce qui est juste, c’est un châtiment éternel pour nos péchés.

Même si une personne n’a jamais entendu l’Évangile, cela ne la disculpe pas.

« Quand je dirai au méchant : tu mourras ! Si tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. » (Ézé 3.18)

La sentinelle à une responsabilité d’annoncer le jugement de Dieu pour que le méchant puisse se repentir...Mais si la sentinelle ne le fait pas, le méchant mourra dans son iniquité et ne sera pas absous sous prétexte que la sentinelle ne l’a pas averti !  

EGLISE 
Pourquoi devenir un membre de l’Eglise locale ?

" N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement..." Hébreux 10:25

La Bible décrit l’Eglise comme " le Corps de Christ ", un corps bien coordonné et formant un solide assemblage, qui tire son assemblage et son accroissement selon la force qui revient à chacune de ses parties et qui s’édifie lui-même dans la charité. Ephésiens ch. 4:16.

L’Eglise du Christ est universelle et locale, et elle doit donc être structurée et organisée. Les premiers chrétiens étaient tous rattaches à une Eglise locale. C’est l’Eglise locale qui envoie des missionnaires comme l’apôtre Paul. C’est dans et par l’Eglise locale que les dons spirituels sont développés et déployés. Les lettres du nouveau testament sont écrites en grande majorité à des Eglises locales, ou à des responsables d’Eglises locales, etc.

 Pourquoi est-ce important de devenir membre ?

1. Pour pouvoir se joindre à part entière au fonctionnement de l’Eglise locale. Le membre peut découvrir, développer et pratiquer les dons spirituels que Dieu lui donne. (1 Cor. 12)

2. Pour pouvoir bénéficier de la protection spirituelle du conseil de l’Eglise, donnée par Dieu pour instruire, encourager, reprendre, exhorter (1 Pierre 5:1-5, Jacq. 5:14)

3. Pour pouvoir bénéficier des services de l’Eglise, (baptême, mariage ) et avoir part au vote du budget.

4. Pour pouvoir confesser sa foi devant tous.( Rom. 10:9-10 ) Une confession de foi encourage le peuple de Dieu, combat les erreurs et rappelle l’essentiel du contenu de la foi pour évangéliser ou pour fortifier les croyants.

 Un chrétien ne va pas à l’église locale, mais il prie à la maison. Est-ce que Dieu exauce-t-il sa prière? 

Il est écrit dans la Bible que lorsque tu pries, entre dans ta (maison) chambre, ferme ta porte,…(Math.6:5). L’exaucement de la prière ne dépend pas d’un pasteur ou des autres, mais de Dieu lui-même. Ne pas allez rejoindre les autres dans la communion fraternelle c’est désobéir à la parole écrite en Hébreux 10:25. Un chrétien appartient à une assemblée (église locale) ou paroisse où il doit se joindre avec les autres pour faire monter les louanges et adorations à Dieu. 

CHRETIEN CHARNEL OU SPIRITUEL ? 
Quelle est la différence qui existe entre un chrétien charnel et un chrétien spirituel?

 Dans la première épître aux Corinthiens, {1Co 3:1,2} l’apôtre Paul s’exprime ainsi : « Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. »


 L’apôtre, au début de ce chapitre, indique aux Corinthiens qu’il y a deux stades dans l’expérience chrétienne. Certains chrétiens sont charnels, d’autres sont spirituels.

 1.-En premier lieu, un chrétien charnel est celui qui reste perpétuellement comme un enfant.

 L’apôtre dit : « Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez la supporter. »

 Qu’est-ce qui caractérise un bébé ? C’est qu’il ne peut rien faire par lui-même et qu’il ne peut rien faire pour les autres.



 Qu’une personne nouvellement convertie soit, au point de vue spirituel, comme un bébé de quelques mois, qu’elle ne sache pas encore ce qu’est le péché, et qu’elle n’ait pas encore obtenu la victoire sur le péché, cela n’a rien de surprenant. Mais si, année après année, cette personne reste dans le même état, et qu’elle continue à être vaincue par le péché, c’est tout à fait anormal.

 2.-En second lieu, le chrétien charnel est dominé par le péché qui est en lui.

 Quelle preuve l’apôtre Paul donne-t-il lorsqu’il dit que les chrétiens de Corinthe sont des chrétiens charnels ? Après avoir déclaré : « Vous êtes encore charnels », il ajoute : « En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels ? »

 Tout manque d’amour provient de la chair. Le mot charnel est un dérivé du mot chair. La chair est égoïste, orgueilleuse et sans amour ; c’est pourquoi tout péché contre l’amour chrétien est une preuve que celui qui le commet est encore charnel.

 3.-L’état charnel peut coexister avec de grands dons spirituels.

 Il existe une grande différence entre les dons spirituels et les grâces spirituelles.

 Les Corinthiens se réjouissaient des dons qu’ils possédaient, et ne recherchaient point les grâces. Paul leur écrit : « Il ne vous manque aucun don », et pourtant il n’a pas pu leur parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels, des enfants en Christ (I Co. 1 : 7; 3:1)

 Il est fort possible d’être doué, mais en même temps charnel.

 Un homme peut avoir le don de prophétie, qu’un homme peut avoir du succès au service de Dieu dans une sphère particulière, et pourtant que par son esprit de jugement, son orgueil et d’autres choses encore, il peut donner la preuve que si ses dons spirituels sont remarquables, il ne possède pas les grâces spirituelles

 Dans l’Ancien Testament, Samson avait une force extraordinaire, un don de Dieu, mais il agissait souvent comme un insensé et le récit de sa vie est une triste histoire.

 L’Apôtre Paul montre  aux Corinthiens « une voie par excellence » : apprendre à aimer Dieu et à être humble. L’amour est la plus grande chose, car l’amour est semblable à Dieu.


 4.-L’état charnel empêche l’homme de recevoir la vérité spirituelle.

 Des centaines de chrétiens ont faim de la parole de Dieu, ils l’écoutent avec plaisir mais cela ne les aide pas du tout ! Quelle en est la raison ? C’est l’état charnel qui empêche la vérité spirituelle de faire son oeuvre dans les coeurs.



 5.-Est-il possible de passer de l’état charnel à l’état spirituel ? Et comment est-ce possible ?



 Le fond de nos coeurs est tellement rempli d’incrédulité, sans que nous nous en rendions compte, que nous avons de la peine à accepter l’idée que nous pouvons devenir des hommes spirituels immédiatement.

 L’Écriture parle de deux puissances de vie, la chair et l’Esprit : la chair, c’est-à-dire la vie sous la puissance du péché ; l’Esprit, c’est-à-dire la vie de Dieu venant prendre la place de notre vie.

 Ce dont nous avons besoin, et ce que la Bible nous dit, c’est de donner notre vie tout entière, de mourir avec Christ, de devenir comme rien et de recevoir la vie de Christ et la vie de l’Esprit qui agiront pour nous. Croyez que cela peut être et qu’il est possible de vivre chaque jour
conduit par le Saint-Esprit.

 Il est aussi très utile d’être réellement convaincu de notre état charnel, et de vouloir être délivré des péchés les plus secrets et les péchés intérieurs. Nous cherchons à obtenir cette délivrance de différentes manières, en luttant et en prenant de bonnes résolutions ; mais c’est seulement en nous jetant aux pieds de Jésus que nous pouvons l’obtenir.

 N’oubliez pas, si vous désirez devenir un homme spirituel, si vous désirez être rempli du Saint-Esprit, que cette oeuvre ne peut être accomplie que par Dieu lui-même. Dieu seul peut le faire.


 L’état charnel est un état maladif, et la croissance ne peut venir qu’après la guérison. Le chrétien charnel est un bébé en Christ. C’est un enfant de Dieu, Paul le dit, mais il est atteint d’une terrible maladie qui l’empêche de grandir. Comment la guérison peut-elle venir ?
 Elle ne peut venir que de Dieu, et Dieu désire vous l’accorder immédiatement.

 

EPREUVE OU CHATIMENTS
Lorsque Dieu nous discipline, s’agit-il d’une épreuve de foi, ou d’un châtiment « mérité » ?

Pourquoi la bible semble mêler les épreuves et les châtiments, est-ce la même chose ?
Plusieurs ont de la difficulté à saisir cette nuance et peuvent prendre n’importe quelle épreuve comme un châtiment...ou prendre un réel châtiment comme une simple épreuve. 

Dans tous les cas, nous devons savoir que nous «méritons » bien pire...Dans tous les cas, Dieu a en vue notre sanctification.
Une précision s’impose.
La discipline a pour but de faire de nous des disciples. C’est le sens même du mot.
Pour atteindre son but (sainteté) avec nous, Dieu utilise les épreuves qu’il juge utiles à notre foi et à notre sanctification.
Le châtiment direct, du à un péché en particulier (comme les malades à Corinthe), n’est qu’une des épreuves que Dieu utilise pour nous sanctifier.
Cette ambigüité sera toujours présente au sein de l’épreuve, c’est pourquoi…
NOUS NE POUVONS JUGER QUELQU’UN SUR LA BASE DE L’EPREUVE QUE DIEU LUI ENVOIE… !
Nous pouvons donc faire les nuances suivantes :
Toutes les épreuves sont une discipline, mais toutes les épreuves ne sont pas un châtiment (punition).
Tout châtiment est une discipline, mais toute discipline n’est pas un châtiment. C’est comme les carrés et les rectangles !
Ecclésiaste 7.14 : « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre, afin que l’homme ne découvre en rien ce qui sera après lui. » 

Et on pourrait ajouter, à la lumière des enseignements du Nouveau Testament, « au jour du malheur, sonde ton cœur pour savoir si Dieu te corrige ! »

On dit souvent que personne ne devrait juger quelqu’un qui passe par une épreuve... On ne peut pas savoir ! Et c’est vrai. Mais dans l’épreuve, VOUS avez le devoir de sonder vos cœurs pour voir si vous êtes en règle avec Dieu.

Les épreuves et tentations viennent-elles de Dieu?

A ceux qui ont cru à Dieu Sauveur, il les éprouve pour savoir la mesure de leur foi. Voir par exemple les épreuves passées par Abraham (Gen.22) et autres serviteurs que Dieu a appelés. Mais que personne ne dise que les tentations viennent de Dieu. Les épreuves proviennent de Dieu, et les tentations du diable. Mais Dieu ne laissera pas que la tentation dépasse la force humaine. Il préparera aussi le moyen de s’en sortir (1 Cor 10:13).  

LES CATASTROPHES
Les catastrophes naturelles sont-elles des jugements de Dieu ?

Des catastrophes naturelles s’abattent en tous temps sur l’humanité avec leurs conséquences tragiques et douloureuses. Sont-elles l’empreinte d’un hasard absurde gouvernant pour ainsi dire le monde? Le livre de Joël dans l’ancien Testament nous invite à les considérer comme l’expression de la sainte et juste colère du Seigneur, et donc comme révélation de Dieu.

D’autres textes bibliques interprètent divers fléaux, cataclysmes ou catastrophes comme des châtiments divins dirigés contre le peuple de Dieu ou contre le monde (les écrits des prophètes, l’Apocalypse..). Ces jugements ont un caractère partiel et imparfait: si dès à présent la colère divine se manifeste du ciel contre toute impiété et toute injustice humaine (Rm 1.18), en même temps s’amasse un capital de colère en vue de la manifestation finale du jugement de Dieu (Rm 2.5).

De plus ces jugements atteignent inégalement les individus, de sorte qu’il arrive souvent aux justes d’être traités selon le fait des méchants et inversement (Ec 8.14). Nous ne voulons donc commettre l’erreur des amis de Job, qui énonçait comme une règle absolue que la souffrance a pour cause le péché de celui qui souffre. « Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché » répondait Jésus à ses disciples au sujet d’un aveugle de naissance (Jn 9.3). Cependant l’histoire a un sens. Elle n’est pas livrée à l’arbitraire. Le malheur est entré dans le monde par la désobéissance au Seigneur et il reste lié à la désobéissance, de manière ambiguë cependant: il peut manifester le caractère mauvais à l’extrême, scandaleux, du mal, lorsqu’il frappe des « innocents » – mystère incompréhensible de la souffrance – ou révéler la colère du Seigneur qui exerce ses jugements et règle déjà une partie de ses comptes.

« Si un Dieu d’amour existait, il n’y aurait pas tant de souffrance dans le monde. » Celui qui raisonne ainsi a-t-il bien saisi la réalité de la culpabilité humaine? A-t-il su lire l’expression de la colère du Dieu saint? Il est vrai cependant que cette lecture est rendue difficile par le fait que la colère divine sur le monde se manifeste souvent globalement plutôt qu’au cas par cas. Et il reste vrai surtout que le problème de la souffrance tient en échec nos efforts de rationalisation. L’amour divin se manifeste par contre en ce que le monde subsiste malgré le péché et les désordres qu’il engendre. La subsistance du monde n’est-elle pas d’ailleurs une indication de la volonté de salut du Seigneur? L’amour divin se manifeste justement encore par l’ouverture d’une voix de salut, celle de la repentance. D’ailleurs les prophètes soulignent bien que les châtiments divins ont un but pédagogiques, et vise à ramener son peuple à Lui (Os 2 ; Am 4.6-8), ou interpellent le monde pour qu’il se repente (Ap 9.21 ; Ap 16.11).

Dieu murmure dans nos plaisirs, il parle dans notre conscience, mais il crie dans nos souffrances: c’est son mégaphone pour faire sortir de son indifférence un monde sourd. (CS Lewis, The problem of pain, NY: Mac Millan, 1962, p. 93)


Saurons-nous écouter la parole du Maitre commentant deux catastrophes ayant causé plusieurs morts?

Ceux qui sont morts n’étaient pas de plus grands pécheurs que les autres. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. (Lc 13.1-5) 

LA DIME
La dîme n’était-elle que pour les juifs d’autrefois? La dîme, un ordre du Seigneur? Pour les siens? Aujourd’hui?

Qu’y a-t-il derrière le mot « dîme »? Une simple coutume juive rendue caduque par la révélation de Jésus-Christ? Ou bien cette coutume serait-elle le signe d’une vérité beaucoup plus profonde, dont nous aurions un besoin urgent de retrouver le sens? Comme le disait Augustin, « derrière le sabbat charnel n’y a-t-il pas un sabbat spirituel? », et pour essayer de dégager le sens spirituel de la dîme, nous avons osé extrapoler: « derrière la dîme charnelle n’y a-t-il pas une dîme spirituelle »?

A une période de déclin spirituel, les Israélites négligèrent de s’acquitter des dîmes. Parmi les nombreux textes de l’Ancien Testament, nous pouvons indiquer Malachie 3:6-12, afin de montrer l’importance que ce prophète a donnée à la dîme et comment il a encouragé le peuple à revenir dans les voies de l’obéissance. Le contenu de ces versets interpelle très fort, en effet, quand Dieu dit: « …Mettez- moi à l’épreuve et vous verrez.… » C’est là la seule fois dans toute la Bible où il nous est permis, et même ordonné (le verbe est à l’impératif), de mettre Dieu à l’épreuve: et c’est au sujet de la dîme! Si les hommes se repentent et reviennent à Dieu, il reviendra à eux.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous laissez ce qu’il y a de plus important dans la loi: le droit, la miséricorde et la fidélité; c’est là ce qu’il fallait pratiquer sans laisser de côté le reste. Conducteurs aveugles! Qui retenez au filtre le moucheron et qui avalez le chameau. » (Mt 23:23-24)

« Mais malheur à vous, pharisiens! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les plantes potagères, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu: c’est là ce qu’il fallait pratiquer sans omettre le reste. » (Lc 11:42)

Jésus-Christ fait entendre cette même voix quand il s’adresse durement aux pharisiens qui, pourtant, plus que quiconque, ont essayé de vivre cet enseignement prophétique.

Jésus ne s’oppose pas à l’Ancien Testament; il s’oppose au judaïsme de son temps, qui s’en éloignait peu à peu. Ce que veut Jésus, c’est ré-former, revenir à l’authentique esprit juif, restaurer le sens originel de la Loi.

Le chrétien n’est plus soumis aux « lois rituelles et cérémonielles » de l’Ancien Testament; en revanche, il reste soumis à ce qu’on appelle, pour simplifier, ses « lois morales ». Il est, en général, relativement facile de distinguer, dans l’Ancien Testament, entre une loi cérémonielle (qui concerne les rites) et une loi morale (qui concerne l’attitude envers le prochain). C’est plus difficile en ce qui concerne la dîme: comment discerner ce qui est cérémoniel de ce qui est moral?

La dîme ne fait pas partie des lois sacrificielles ou cérémonielles!

 L’observance extérieure de ces lois, dont la signification intérieure demeure pour nous, est devenue caduque, selon la Parole de Dieu du Nouveau Testament, depuis « le sacrifice unique et parfait offert une fois pour toutes sur la croix par notre Seigneur Jésus-Christ ».   

Le commandement de la dîme est une loi morale toujours actuelle pour le peuple de Dieu. Bien comprise, la dîme est une libération: l’offrande, comme le sabbat, nous ouvre à Dieu et nous permet de trouver le vrai sens de la vie avec lui.   

Tous ceux qui ont osé suivre cette loi ont expérimenté que Dieu tient sa promesse. La dîme est une manifestation de notre fidélité, de notre reconnaissance, de notre amour pour Dieu.

Dieu bénit toujours d’une manière ou d’une autre ceux qui commencent à marcher dans sa Loi. « Dîmer » implique aussi la reconnaissance de celui qui reçoit, qui va récompenser et même bénir! Nous n’offrons pas à Dieu pour qu’il nous soit redevable de quelque chose, en contrepartie de notre libéralité.

En donnant, nous reconnaissons simplement et selon sa Parole, que nous devons tout à Dieu. Autrement dit, verser la dîme est la façon biblique de dire merci à Dieu pour tout ce qu’il nous a donné. Nous reconnaissons de cette manière qu’il est le Dieu Très Haut, possesseur des cieux et de la terre, le dispensateur de toutes les bénédictions spirituelles ou matérielles. 

Combien donner alors? 
Vaste question ! 

Dans ses épîtres, l’apôtre Paul parle de libéralité, de collecte, de dons.

La notion de dixième (des revenus)  peut-être un repère, un point de départ de la réflexion que chaque enfant de Dieu doit mener au sujet de ses offrandes. Pour certains, le dixième peut être un minimum (le célèbre entrepreneur de travaux publics John Laing vivait avec 10% de ses revenus et donnait les 90% restants !) mais pour d’autres il sera un défi difficile à relever. On évitera surtout d’en faire une obligation légale qui deviendrait un fardeau écrasant. Dieu aime celui qui donne avec joie.

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte est un principe qui rappelle notre liberté, qui nous met devant notre responsabilité, et qui nous invite à régler la question en tête-à-tête avec le Seigneur. Nous avons déjà évoqué les réalités qui doivent nous guider : tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons appartient à Dieu ; le Seigneur s’attend à ce que nous utilisions ce dont nous avons besoin, largement, généreusement ; mais il prévoit toujours que nous en aurons assez pour lui rendre quelque chose en signe de reconnaissance et de foi. Peut-être la vraie question n’est pas “Combien donner ?” mais “Combien garder ?” !

Il est sans doute important de préciser que, bibliquement, nous donnons au Seigneur non seulement ce que nous glissons dans le tronc de l’Église, non seulement ce que nous envoyons aux missionnaires ou aux œuvres chrétiennes, mais aussi tout ce que nous donnons à des personnes en difficulté : Celui qui a pitié de l’indigent, prête à l’Éternel... (Proverbes 19.17).

LE ROYAUME DE DIEU
Comment le royaume de Dieu peut-il être une réalité spirituelle présente, tout en étant un héritage accordé au peuple de Dieu au retour du Christ ?

Les rachetés sont déjà dans le royaume de Christ.
« Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Colossiens 1.13)

Le royaume de Christ et de Dieu est un seul et même royaume.
« Car, sachez-le bien, aucun débauché, impur ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. » (Éphésiens 5.5)

Ceux qui acceptent la bonne nouvelle du royaume entrent maintenant dans le royaume de Dieu.
« Jusqu’à Jean-Baptiste, c’était le temps de la loi de Moïse et des prophètes. Mais depuis Jean-Baptiste, on annonce la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, et tous font des efforts pour entrer dans le Royaume. » (Luc 16.16)

Le royaume de Dieu est un royaume futur dans lequel nous devons entrer au retour de Christ.

« C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. » (2 Pierre 1.11) 
« Or je vous le déclare, plusieurs viendront de l’Orient et de l’Occident, et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. » (Matthieu 8.11) 

 Le Royaume de Dieu est à la fois :

Une réalité présente (Matthieu 12.28) et une bénédiction future (1 Corinthiens 15.50) 

Une bénédiction rédemptrice intérieure et spirituelle (Romains 14.17) dont on ne fait l’expérience que par la nouvelle naissance (Jean 3.3) et pourtant, il (le royaume) s’étendra à toutes les nations (Apocalypse 11.15)

Nous pouvons y entrer maintenant (Colossiens 1.13), mais nous y rentrerons dans l’avenir (Matthieu 8.11)
C’est un cadeau que Dieu nous donnera dans l’avenir (Luc 12.32) mais nous devons pourtant le recevoir dès maintenant (Marc 10.15) 

Que signifie le mot « royaume » ? 

« Le sens principal du mot hébreu malkuth dans l’Ancien Testament, et du grec basileia dans le Nouveau Testament indique le rang, l’autorité et la souveraineté qu’exerce un roi. »
« Un basileia peut être un domaine sur lequel un souverain exerce son autorité, un peuple appartenant à ce règne (...), mais ces sens sont secondaires et dérivés.
Un royaume est avant tout l’autorité pour gouverner, la souveraineté du roi. 

Quand le mot se réfère au royaume de Dieu, il indique toujours Son règne, Son gouvernement, Sa souveraineté et non le royaume (domaine, lieu) dans lequel il s’exerce.

Royaume de Dieu, une réalité spirituelle présente ?
Marc 10.15 : «En vérité, je vous le dis, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera point.»
Que devons-nous donc recevoir ? L’Église ? Le ciel ?
C’est l’autorité de Dieu que nous devons recevoir... Comme un petit enfant.

Pour entrer dans le futur domaine du royaume, on doit se soumettre avec une parfaite confiance à l’autorité de Dieu sur cette terre.
Matthieu 6.33 : Cherchez premièrement son royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus.

Que devons-nous donc chercher ? L’Église ? Le ciel ?
C’est « Son autorité, Son règne dans notre vie. Voilà ce que nous devons chercher.

Conclusion

Certains passages de l’Écriture parlent du royaume de Dieu comme étant le règne de Dieu.
Certains passages de l’Écriture parlent du royaume de Dieu comme du domaine où nous pouvons entrer dès maintenant pour faire l’expérience des bénédictions de Son règne.

D’autres passages encore parlent d’un royaume futur qui ne viendra qu’avec le retour de Notre Seigneur Jésus Christ, où nous entrerons alors et ferons l’expérience de la plénitude de Son règne.

LA CONTRACEPTION
Equilibre entre la volonté du couple et le projet de Dieu?

La Parole de Dieu au commencement place le couple originel à la fois sous une bénédiction et une injonction qui consistera à se multiplier et à assujettir la création (Gen 1.28). L’exercice de la fécondité fait donc partie des fondements de la vocation humaine. Ni la Chute, ni la Nouvelle Alliance n’ont altéré cette mission.

Derrière le terme « contraception » on pressent une connotation essentiellement négative : éviter d’avoir des enfants, comme s’il fallait se protéger « contre » un danger qui guette constamment. A ce terme, nous préférerions celui de « planification des naissances ».

Toute vie trouve sa source en Dieu et pas seulement dans un processus biologique maîtrisable à volonté.

Ce processus ne se fait pas en dépit de l’homme et de la femme, mais en plein exercice de leur responsabilité. 

Ces deux vérités sont indissociables comme les deux faces d’une même médaille : 

« Etre féconds, multiplier » : c’est le résultat de la grâce du don de la vie par Dieu seul. 
« Assujettir » : c’est l’espace de responsabilité auquel Dieu nous invite.

 On ne peut pas dire « II faut laisser faire la nature... » sans faire preuve de responsabilité. 

La physiologie féminine (fécondable quelques jours par cycle et non à chaque rapport comme nombre de mammifères) constitue une invitation du Créateur à considérer la possibilité de faire un choix. Construire une famille n’est pas moins sérieux que construire une tour, pour laquelle Christ nous invite à nous asseoir et calculer (Luc 14.28).

Mais cette responsabilité qui nous est déléguée par le Créateur, ne s’exerce pas dans l’autonomie d’une sourde maîtrise technicienne, sans un subtil équilibre entre la volonté du couple et l’attente permanente des projets de Dieu. A tout moment de l’histoire de la famille, une oreille reste tendue vers Dieu à la recherche de sa volonté : « Serait-il temps d’envisager une nouvelle grossesse que Dieu voudrait pour nous ? Ce nombre d’enfants que nous avions idéalisé ne serait-il pas à réviser maintenant ? Ne sommes-nous pas en train de faire prévaloir abusivement des projets professionnels, patrimoniaux sur les projets familiaux ? »

Une vie familiale en résonance avec les intentions divines, c’est un choix de modes contraceptifs adaptés aux exigences du moment aux différentes phases de la vie du couple. « Le Seigneur nous montre, pour diverses raisons, que le temps n’est pas au projet d’un nouvel enfant » : le choix s’oriente vers des moyens plus fiables en terme d’efficacité. « L’éventualité d’une grossesse serait accueillie dans la paix, même si elle n’était pas précisément programmée» : des moyens plus « soft », moins fiables peuvent être adoptés... Ce n’est plus la maîtrise absolue de la fécondité et à n’importe quel prix qui constitue l’objectif du couple, mais le respect constant du projet divin pour lui. 

Le choix des moyens

Aux yeux de Dieu, l’existence débute dès la vie intra-utérine (Ps 139.13) 

Scientifiquement cette vie intra-utérine ne connaît aucune discontinuité de la fécondation jusqu’au terme (la nidation n’est qu’une adaptation du « débit nutritif » aux besoins de l’œuf).

Sur un plan éthique, toute régulation des naissances par un processus contragestif est assimilable à une interruption de grossesse, donc récusable. Comme la régulation menstruelle par RU 486, le stérilet, la pilule progestative micro-dosée, les progestatifs injectables, les progestatifs implantables, la « pilule du lendemain » agissent par un mécanisme mixte (modification de la glaire cervicale, blocage de l’ovulation, mais aussi anti-nidatoire).

Sont acceptables, en fonction de la conviction propre de chaque couple, sa tolérance et sa capacité à en user les méthodes anti-ovulatoires comme la pilule oestro-progestative (la méthode, de loin la plus utilisée car la plus fiable), les méthodes empêchant la rencontre des gamètes mâle et femelle,  les méthodes mécaniques ou chimiques : préservatif masculin ou féminin (diaphragme), ovules et crèmes spermicides, par abstinence périodique : observation des jours du cycle, détection des périodes de fertilité (glaire cervicale et température), retrait.

Les taux d’efficacité de ces méthodes éthiquement acceptables vont de 100% pour la pilule oestro-progestative à des taux bien plus faibles pour les méthodes par abstinence périodique, selon le niveau d’entraînement du couple. Ces méthodes dites naturelles conviennent à des phases de la vie du couple où l’objectif de régulation des naissances est moins impératif et l’échec contraceptif acceptable.

Qu’avec souplesse, discernement, sans conformisme au monde et en pleine conviction, chaque couple, dans ce domaine aussi, fasse tout pour la gloire de Dieu (1 Co 10.31). 

LEGALISME ET OBEISSANCE
Comment distinguer ?

Par légalisme, nous entendons « le moyen » pour être justes et approuvés. Il faut produire quelque chose pour gagner l’approbation de Dieu. Dans cette dynamique, le légalisme met l’accent à l’extérieur, sur la performance, l’apparence et les résultats. À l’intérieur, le légalisme génère la crainte, l’insoumission à Dieu et, au fond, le rejet de la grâce de Dieu.

Par obéissance, nous entendons l’expression de notre justification par la foi. Le terme grec traduit par « obéir » contient également le sens d’« écouter ». Ainsi l’obéissance s’enracine dans l’écoute du salut en Dieu. Elle nous fait découvrir la grâce de Dieu et nous confier en elle. Dans cette grâce de Dieu s’enracinent nos certitudes, notre reconnaissance et notre  volonté d’obéir. Ainsi l’obéissance est fondée sur la grâce de Dieu.

Comment s’articulent le légalisme et l’obéissance par rapport au salut ?

Dans le légalisme il y a toujours des « plus » (la circoncision pour les galates par exemple) qui au fond sont des « moins ». Comme dit l’apôtre Paul « si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous sera plus d’aucune  utilité. Tout homme qui se fait circoncire est tenu d’accomplir la Loi tout entière ! » (Galates 5.2-3) Le légalisme offense puisqu’au fond il méprise l’œuvre de Jésus-Christ.

L’obéissance consiste à affirmer que l’œuvre de Jésus-Christ sur la croix est suffisante. Notre seule démarche consiste à avoir confiance en Jésus-Christ.

L’Ecriture enseigne l’obéissance de la foi et cite l’exemple d’Abraham qui était déclaré juste par la foi seule (Epitre aux galates 3.6-22). Si nous voulons être des fils d’Abraham et des fils de Dieu, la foi seule doit nous suffire.

Comment s’articulent le légalisme et l’obéissance par rapport à notre vie chrétienne ?

Les légalistes sont obligés de puiser dans leurs propres ressources, « la chair », qui est synonyme de facultés humaines marquées par la faiblesse et des limites malgré la bonne volonté et les bonnes intentions

L’homme livré à lui-même produit une liste de vertus pas très vertueuse, comme le montre l’apôtre Paul dans Galates 5.19-21. Ce sont les fameux fruits de la chair. Dans une démarche légaliste, il faut les cacher par une forme extérieure de performance et d’apparence. Il faut constamment démontrer que nous ne sommes pas si mauvais ! C’est un effort  qui coûte beaucoup d’énergie et de ressources ! Le légalisme offense Dieu puisqu’au fond il tente vainement de nous rendre justes par nous-mêmes.

L’obéissance, par contre, consiste à nous confier en Dieu, à nous ouvrir à son œuvre, à laisser l’Esprit Saint travailler nos vies pour les transformer. Notre bon combat se situe au niveau de la confiance en Dieu, de notre « oui » à lui sans restriction et de notre désir de voir le salut de Dieu s’incarner dans nos vies. Dans un cœur ainsi disposé, l’Esprit de Dieu peut faire son œuvre. La liste du fruit de l’Esprit Saint (Epitre aux Galates 5.22-23) montre la dynamique dans laquelle évolue le croyant. Il grandit et s’épanouit dans le salut de Dieu.

Comment s’articulent le légalisme et l’obéissance dans nos relations les uns avec les autres ?

Le légalisme nous fait vivre dans la crainte du regard des autres, nous pousse sans cesse à nous comparer aux autres et finalement nous conduit dans bien des tensions et des conflits. Notre naturel est plus proche du légalisme que ce que nous voulons souvent admettre. Le légalisme offense Dieu puisqu’au fond il est centré sur nous-mêmes.

L’obéissance nous rend libres, et une preuve de cette liberté est notre amour du prochain (5.13-15). La liberté dans le sens biblique n’est pas l’autonomie, mais la capacité de rejeter le mal et de pratiquer le bien.

L’apôtre Paul montre à travers quatre exemples comment cela peut se traduire dans nos relations :

·       Nous pouvons nous aider mutuellement à nous restaurer du péché (Epitre aux galates 6.1). Le verbe employé vient de la médecine et s’applique à ce qui est demis et qu’il faut remettre.

·       Nous sommes appelés à porter les fardeaux les uns des autres (Epitre aux galates 6.2).

·       L’apôtre nous invite à considérer les autres comme plus importants que nous-mêmes (Epitre aux galates 6.3-5).

·       Finalement, nous sommes encouragés à faire du bien (Epitre aux galates 6.6-10).

L’obéissance va beaucoup plus loin que le légalisme. L’obéissance c’est nous confier entièrement à Dieu, c’est prendre appui sur ce que Dieu est, fait et dit et vivre en conséquence. Comme disait déjà jadis le prophète Esaïe : Si vous n’avez pas la foi vous ne subsisterez pas (Es 7.9). La foi est une question existentielle pour le chrétien et cela dans tous les aspects de la vie. Les ressources du chrétien ne sont pas en lui-même, mais dans la grâce de Dieu manifestée par la présence et l’action du Saint-Esprit. Ces ressources sont accessibles à ceux qui croient. Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite ! (Galates 5.25) 

LA SOUVERAINETE DE DIEU.
Est-ce que cela fait des hommes des robots?

 La souveraineté de Dieu signifie que Dieu règne sur absolument toutes choses sur cette terre. Il est souverain dans son règne sur la création, l’univers tout entier est soutenu en lui et par lui. Il est souverain sur l’histoire des hommes et des nations. il gouverne toutes choses jusqu’au détail le plus infime. 

Est-ce que cela fait de nous des robots? Absolument pas. Car la souveraineté de Dieu et notre responsabilité sont des vérités concordantes, pas des vérités contradictoires.

Ce sont deux vérités en harmonie par des vérités opposées. 

Et voici deux exemples, l’un dans l’ancien testament, l’autre dans le nouveau testament. 

L’épisode à la fin du livre des Rois, au chapitre 22 lorsque Michée, l’un des derniers prophètes de l’Eternel encore en vie à l’époque annonce à Achat que s’il monte à Galaad pour aller y affronter ses ennemis…il sera tué et il déclare ceci après avoir reçu une vision du Seigneur lui révélant avec précision ce qui allait se produire. 

C’est une merveilleuse illustration de cette harmonie entre la Souveraineté absolue de Dieu et la responsabilité de l’homme. Achab tente de contrecarrer la prophétie en se déguisant et en laissant Josaphat se rendre sur le champ de bataille en habits royaux et les soldats assyriens tentent de tuer Josaphat pensant qu’il est la Roi d’Israël. Et le passage nous dit qu’un soldat décocha une flèche au hasard et frappa le roi d’Israël au défaut de sa cuirasse…et il en succomba. 

C’est un passage illustrant parfaitement que la souveraineté de Dieu, sa providence et son contrôle sur tout cet épisode n’ont en aucune façon compromis la liberté de cet homme de choisir sa cible et de décocher sa flèche. Ces deux choses étaient concordantes.

Un autre passage se trouve dans actes lorsque Paul fait naufrage. Il est sur le navire et exhorte le centurion à ne pas naviguer en plein hiver sous peine de subir de terribles dégâts et bien sur, une tempête se déclare. Mais le Seigneur parle à Paul et lui déclare: "Paul, ne sois dans l’inquiétude. J’ai entendu ta prière, je vais sauver tous les passagers". Et plus tard le marin tente d’abandonner le navire. Paul les surprend en train de descendre les canots de sauvetage, ceci après que Dieu lui ait annoncé qu’il sauverait tout le monde.

Paul interpelle alors les soldats en leur disant: « Si ces marins abandonnent le navire, nous périrons tous » alors que Dieu a annoncé à Paul que tous survivront…Il voit les marins et leur déclare que si les marins quittent le navire, tous périront, les soldats rompent alors les cordes afin que personne ne quitte l’embarcation…et une fois la tempête passée, tout le monde est bien sain et sauf sur plage.

On a une superbe illustration de la souveraineté de Dieu et de la responsabilité de l’homme. Paul sait pertinemment que Dieu est en contrôle mais il déclare tout de même aux soldats que s’ils ne rompent pas ces cordes, tous périront. On voit ce genre de choses dans toute la Bible.

 Incontestablement l’exemple le plus flagrant se trouve dans Actes 2 et 4. Pierre, lorsqu’il s’adresse à la multitude rassemblée lors de la pentecôte, ainsi que les premiers chrétiens, dans leur prière d’Actes 4, affirment que des impies se sont ligués pour mettre à mort Jésus de Nazareth sur la croix et dans le même verset, ils déclarent que c’était selon le décret souverain de Dieu. » Homme d’Israël! Cet homme crucifié par des impies, selon le dessein arrêté de Dieu, et ordonné avant la fondation du monde » et tout ça sans plaidoyer, sans interruption, sans explication de ce paradoxe, mais uniquement cette glorieuse affirmation qu’ils étaient coupables d’avoir crucifié le Messie mais que c’était selon le plan et le projet de rédemption de l’humanité ordonné depuis la fondation du monde. Dieu est souverain et nous sommes responsables. Nous ne sommes pas des robots, nos actions sont importantes. 

Pourquoi nos actions sont-elles importantes? 

Car Dieu dans sa souveraineté, utilise des instruments afin d’accomplir ses desseins,  et très souvent, nos choix, nos désirs, nos actions,  sont les instruments ordonnées par Dieu pour l’accomplissement de sa volonté. Les deux sont nécessaires.

LE BAPTEME
Quel est le lien entre le baptême et la foi

Quel que soit le lien entre la foi et le baptême, le moins qu’on puisse dire, c’est que les deux ne sont pas indissociables. On peut être sauvé par le moyen de la vraie foi, sans jamais recevoir le baptême (Lc 23.39-43). Inversement, il est possible de recevoir le baptême, mais de ne jamais avoir la foi qui sauve (Hé 6.1-8).Même dans les milieux crédobaptistes, il y a des gens qui reçoivent le baptême sur la base d’une profession de foi volontaire et intelligible, mais dont la vie démontre, par la suite, qu’ils n’ont (ou n’avaient) pas la vraie foi. La profession de foi qui ouvrait l’accès au baptême s’avère donc, par la suite, avoir été inauthentique.Par conséquent, pédobaptistes et crédobaptistes devraient être parfaitement d’accord sur ce point : le baptême, qui est une réalité visible, n’est jamais administré sur la base de la foi, qui est une réalité invisible. Il est toujours administré sur la base d’une autre réalité visible, qui est la profession de foi pour les crédobaptistes, et l’appartenance au peuple de Jésus pour les pédobaptistes.Les crédobaptistes estiment que la profession de foi est un indice suffisant pour présumer la foi d’une personne ; indirectement, donc, ils disent que le baptême entérine la foi, même si rien ne permet de vérifier, fondamentalement, la nature de cette foi.Les pédobaptistes, quant à eux, estiment que la profession de foi est un indice suffisant pour établir (et non présumer) l’appartenance au peuple visible de Jésus (1 Co 5.11-12, par ex.). Mais pour les pédobaptistes, le lien familial ou “fédéral“ établit aussi cette appartenance pour ceux qui ne sont pas en mesure de professer pour eux-mêmes la foi, ni de la rejeter (Lc 18.15-17 ; Ép 6.4).Les pédobaptistes croient cela notamment en raison du précédent très important que pose l’Ancien Testament, et qui n’est jamais remis en cause dans le Nouveau Testament.En effet, dans l’Ancien Testament, Dieu “annonce d’avance l’Évangile“ à Abraham (Ga 3.8), qui à son tour croit Dieu, et se retrouve justifié par le moyen de sa foi (Ga 3.11), en vertu de l’œuvre (à venir) du Messie (Ga 3.18). Comment expliquer que le signe qu’il reçoit alors, après sa “conversion“, doive aussi être apposé à tous ceux de sa maison, y compris aux jeunes enfants (le signe de la circoncision) ?Cela s’explique par le fait que ce signe n’est pas destiné à entériner la foi d’Abraham, mais à sceller la promesse de Dieu (Rm 4.11). C’est pourquoi le signe doit être porté par tous ceux qui sont les destinataires privilégiés de la promesse, à savoir le peuple de l’alliance (le peuple visible de Jésus), enfants compris (Gn 17.7 et 11).Le Nouveau Testament n’annule pas ce précédent, mais il remplace la circoncision par le baptême, dans un passage qui montre que les deux signes pointent vers la même grâce (Col 2.11-12).Comme la circoncision, le baptême atteste la grâce qui est promise au peuple de Dieu, mais c’est par la foi que l’on entre au bénéfice de cette réalité, comme c’était aussi le cas dans l’Ancien Testament. Ainsi, la circoncision de la chair obligeait à la circoncision du cœur (Dt 10.16, par ex.), et de même, le baptême d’eau oblige le peuple de Dieu à la foi.

LA PREDESTINATION
La prédestination est-elle réellement biblique?

 

Très souvent Dieu et l’individu sont considérés comme deux acteurs avec des intérêts différents. Le résultat est un face à face et donc un refus de la prédestination biblique.

On insiste soit sur la souveraineté de Dieu qui domine sur l’individu (l’homme est déterminé, sa liberté est illusoire, ce qui se passe est inévitable, à la manière de l’islam), soit sur la liberté de l’homme qui se dresse face à l’idée d’un dieu méchant pour sauvegarder sa liberté (les formes de l’humanisme moderne).

La Bible a une démarche tout autre et n’oppose pas, de façon abstraite, le déterminisme et la liberté. Son point de départ est une communion entre Dieu et l’homme, et cette perspective change tout.

La Bible utilise, il est vrai, beaucoup de mots, parfois proches du langage philosophique – prédestination, préconnaissance, élection, volonté, décision – mais elle le fait dans un contexte qui est toujours celui d’un rapport entre un Dieu personnel et un être humain responsable et libre.

La prédestination est un fait biblique impossible à nier. Dieu a choisi la descendance de Sem, il appelle Abraham, Isaac et non Ismaël, Jacob et non Esaü, David et non Saül, Israël et non les nations, le reste d’Israël et non le peuple infidèle. Ce reste est, finalement, Jésus-Christ. C’est lui le vrai « prédestiné ». En Christ, Dieu appelle un peuple. Avant sa venue, par la promesse du salut, et après, par l’annonce du salut.

La révélation de la prédestination n’est pas abstraite. Elle est reconnue par l’élection divine – par un appel qui intervient dans l’histoire des humains pour la bouleverser. Ce fait est souligné de cinq façons :
La prédestination est souvent liée, dans la Bible, à un appel personnel et elle est reconnue à cause de cet appel. Il n’y a pas d’autre manière de connaître la prédestination divine que par cet appel et par la réponse qui y est faite. L’intervention de Dieu change tout dans une vie. Romains 8.30 est typique, à cet égard : l’appel suppose une réponse. Il ne s’agit pas d’une théorie abstraite de la souveraineté de Dieu.
L’élection est communautaire. On n’est pas élu pour rester seul dans sa chambre ; on est élu avec d’autres pour faire partie d’un peuple, le peuple de Dieu, qui lui appartient. Notre élection est connue et vécue avec d’autres.
C’est pour cette raison que, dans le Nouveau Testament, l’élection est toujours en Christ et avec d’autres. On est appelé à suivre Christ pour faire partie du grand nombre de ceux qui sont à lui. Être élu, c’est être à Christ ; croire en Christ, c’est être élu. La réalité de l’élection se reconnaît uniquement par rapport à Jésus. Il n’y a donc pas de connaissance de la prédestination en dehors de la foi en Christ, ce qui élimine toute spéculation. Il n’y a pas d’autre réponse à la question : « Puis-je savoir ce que Dieu a fait, dans son éternité, pour me prédestiner ou non ? » que celle de la foi en Christ, et de l’assurance du salut qu’elle apporte.
Quand la Bible parle de la prédestination, c’est toujours en référence à l’amour de Dieu. En s’exprimant, l’amour chasse la peur et, en Christ, nous voyons l’amour de Dieu pour nous. Dans son amour, Dieu intervient dans nos vies et, en comprenant le sens de sa grâce, nous l’aimons en retour. La prédestination est scellée dans une relation où s’exprime l’amour vrai. Dieu prédestine, parce qu’il aime d’avance comme en Romains 8.29. Et nous l’aimons en retour.
L’élection va toujours de pair avec le service (relire Ephésiens 2.4-10, 1 Pierre 2.9-10). Elle se manifeste par un changement de vie, un passage des ténèbres à la lumière et par l’accomplissement des œuvres que « Dieu a préparées d’avance » pour que nous les fassions.
Le fil conducteur qui relie ces cinq expressions de la prédestination mystérieuse et souveraine de Dieu est la foi. Humainement, elle est impossible à expliquer par notre raison, mais la foi en Jésus la reçoit comme expression de la grâce de Dieu envers nous.

QU'EST-CE-QUE LA RELATION D'AIDE BIBLIQUE ?
Voici un terme qui ne semble pas très connu dans nos églises en France, et qu’on me demande souvent d’expliquer lorsque j’en parle. Qu’entend-t-on par relation d’aide? Ce ministère est-il mentionné dans la Bible ? Qui est concerné ?

 

La relation d’aide biblique est plus connue dans le monde anglo-saxon sous le terme de « nouthetic counseling », du verbe grec « noutheteo » qui signifie « avertir, corriger, instruire ».

Ce mot est mentionné à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament, et traduit en français par le verbe « exhorter » (Rom. 15 :14 « Pour ce qui vous concerne mes frères je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres »).

Une autre façon d’expliquer la relation d’aide est l’image de la réparation des filets de pêche. En effet, le verbe qui, dans le grec du Nouveau Testament, correspond le mieux à ce qu’on entend spirituellement par relation d’aide est katartizô (former un tout, restaurer, remettre en état). On retrouve ce verbe en Marc 1:16-20 : Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. Étant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets. Aussitôt, il les appela; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent.

Jean et Jacques « réparaient » les filets pour les rendre utiles à accomplir leur fonction. Comme ces filets nous avons tous dans notre vie des souffrances qui nous empêchent d’accomplir la volonté de Dieu : ressembler à son Fils Jésus-Christ.

La recherche d’identité et de sens à la vie, la peur, la dépression, les blessures, les relations pathologiques ou brisées, les conséquences de nos péchés et de ceux des autres… toutes ces épreuves nous atteignent même dans les églises. Nous avons besoins d’être restaurés afin que nous soyons « accomplis et propres à toute bonne œuvre ».

Plusieurs philosophies existent dans le monde pour aider les personnes en souffrance. La relation d’aide biblique se distingue par son caractère christocentrique. Nous croyons que la Parole de Dieu nous instruit sur l’origine des souffrances dans le monde. Elle apporte réponses, guérisons et espérance en Jésus-Christ.

La Bible nous encourage à nous exhorter, nous avertir, nous consoler et nous supporter mutuellement dans nos faiblesses. Voilà pourquoi la relation d’aide est essentielle dans le processus de sanctification de l’Eglise. Elle concerne évidemment les pasteurs et responsables d’églises, mais également tous les croyants.

FAQ END